30.2 C
Kinshasa
mardi, janvier 20, 2026

Toute l'Actualité RDC, en Direct et en Détail

AccueilActualitéSportPolémique CAN 2025 : La FECOFA bouclier de Jean-Jacques Ndala face au...

Polémique CAN 2025 : La FECOFA bouclier de Jean-Jacques Ndala face au feu des critiques

Le coup de sifflet final de la CAN 2025 a retenti, mais l’écho des polémiques, lui, résonne encore avec force. Au cœur de la tempête : le trio arbitral rd-congolais mené par l’expérimenté Jean-Jacques Ndala. La finale âprement disputée entre le Sénégal et le Maroc (1-0) a transformé l’arbitre principal en cible d’un feu nourri de critiques, sur les réseaux sociaux et bien au-delà. Comment une performance au plus haut niveau peut-elle ainsi basculer dans la contestation virulente ? La Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) a décidé de trancher le débat par un soutien public et sans équivoque.

Les faits de jeu sont connus et continuent d’alimenter les débats passionnés. D’un côté, un but sénégalais refusé pour une faute sur Achraf Hakimi. De l’autre, un penalty accordé aux Lions de l’Atlas dans les ultimes soubresauts du temps additionnel (90+7ème minute), décision analysée comme juste par de nombreux experts mais vécue comme une injustice criante par une partie du public. Cette séquence, d’une intensité dramatique rare, a conduit à un incident inédit : les joueurs sénégalais quittant momentanément la pelouse, signe tangible de la pression monstrueuse pesant sur les épaules de Jean-Jacques Ndala et de ses assistants, Guylain Bongele et Gradel Mbilizi.

Après le match, la machine à polémiques s’est emballée. Les réseaux sociaux sont devenus une arène numérique où chaque décision était disséquée, souvent avec une violence verbale déconcertante. La fronde a même gagné l’hémicycle parlementaire marocain, où un député a lancé une proposition pourtant surréaliste : traduire en justice l’arbitre rd-congolais pour « manquement grave ». Une attaque frontale qui dépasse le cadre sportif et touche à l’intégrité personnelle de l’officiel. Dans ce contexte électrique, le silence n’était plus une option pour les instances du football congolais.

Ce mardi 20 janvier 2026, la FECOFA, par la voix éloquente de Belinda Lutandila, présidente du Comité National de l’Organisation des Réunions (Conor), a posé un acte fort. Un communiqué officiel, bien plus qu’un simple message de routine, est venu apporter un bouclier de légitimité au trio mis en cause. « Vous avez brillamment officié lors de rencontres de très haut niveau, marquées par une forte intensité et une pression considérable », a déclaré Mme Lutandila, saluant sans ambiguïté leur « gestion rigoureuse », leur « sang-froid », leur « maîtrise technique » et leur « sens élevé de l’éthique arbitrale ». Des qualités qui, selon la FECOFA, ont été « unanimement saluées » dans les milieux avertis.

Ce soutien public est un message à plusieurs étages. Pour Jean-Jacques Ndala et ses collègues, c’est une reconnaissance institutionnelle qui doit agir comme un rempart contre les attaques souvent infondées. Pour la communauté footballistique africaine, c’est un rappel : l’arbitrage rd-congolais, école réputée sur le continent, assume ses choix et défend ses officiels. La FECOFA ne se contente pas de réagir, elle assume et projette. L’exhortation à « poursuivre sur cette voie d’excellence » et à « continuer de représenter valablement la République Démocratique du Congo » trace une perspective claire pour l’avenir.

Au-delà de la polémique de la finale de la CAN 2025, cet épisode pose des questions fondamentales sur la place de l’arbitre dans le football moderne. La pression médiatique instantanée, la violence des réactions en ligne, peuvent-elles ébranler la crédibilité d’arbitres expérimentés ? La réponse de la FECOFA est un non catégorique. En solidifiant son soutien, elle envoie un signal fort sur la nécessaire protection des officiels, dont le métier consiste à prendre, en une fraction de seconde, des décisions qui scellent parfois le destin d’une nation sportive.

L’arbitrage en RDC sort donc renforcé de cette tourmente. Le parcours de Jean-Jacques Ndala, qui a dirigé des rencontres majeures de la Ligue des Champions africaine et désormais une finale de Coupe d’Afrique des Nations, reste un modèle. Les polémiques, aussi passionnées soient-elles, font partie du jeu. Mais quand le débat quitte le terrain pour verser dans l’injure ou la procédure politique, la réponse doit être institutionnelle, ferme et sans détour. C’est précisément le rôle qu’a joué la FECOFA, confirmant que le football congolais sait défendre les siens et croit en la qualité de son école d’arbitrage, un pilier essentiel du sport sur le continent.

Article Ecrit par Miché Mikito
Source: Eventsrdc

Commenter
Miché Mikito
Miché Mikito
Né au bord du majestueux fleuve Congo, à Kisangani, Miché Mikito vous propose une couverture sportive dynamique et un éclairage unique sur les enjeux environnementaux. Passionné de sport, il suit de près les compétitions locales et internationales tout en restant très attentif à la préservation des richesses naturelles du Congo. Miché est votre guide pour tout ce qui concerne le sport et l’environnement.
Actualité Liée

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici


Actualité Populaire Liée

Actualité Populaire RDC

Résumé de l'actualité quotidienne

Le Brief du Jour du 19 Janvier 2026

Découvrez l’essentiel du 19 janvier 2026 : regain de conflits et crise humanitaire au Nord-Kivu, diplomatie régionale autour de la paix en RDC, offensive armée des FARDC, tension politique sur les dialogues, colère des cultivateurs délogés à Lubudi, ambition écolo à Kinshasa et paralysie des écoles à Idiofa.

Derniers Appels D'offres

Derniers Guides Pratiques