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Kananga : le député Tshipepele dénonce la stagnation des travaux à l’Athénée royal

Alors que plus de 15 000 élèves attendent de réintégrer leurs salles de classe, les travaux de réfection de l’Athénée royal de Kananga semblent s’enliser dans les délais. Une situation qui a poussé le député national Marcel Tshipepele à effectuer une visite de contrôle, ce mardi, et à tirer la sonnette d’alarme. Dans le cadre de ses vacances parlementaires, l’élu de Kananga a arpenté l’enceinte du complexe scolaire pour constater, impuissant, la lenteur des chantiers. Un constat amer qui pourrait bien résonner jusqu’au bureau de la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale.

Que s’est-il passé exactement ? Les travaux de réfection, engagés depuis un certain temps, piétinent. Les bâtiments, censés être rénovés pour accueillir dans de bonnes conditions des milliers d’apprenants, restent inachevés. Pire, la délocalisation des élèves, mesure temporaire prise en attendant la fin des travaux, s’éternise. Comment, dans ces conditions, assurer une éducation de qualité aux jeunes de Kananga ? La question est sur toutes les lèvres, et le député Marcel Tshipepele promet de la porter au plus haut niveau.

L’Athénée royal de Kananga n’est pas un établissement comme les autres. Ce complexe scolaire abrite plus de cinq écoles, faisant de lui un pilier essentiel de l’éducation dans la province du Kasaï-Central. Sa réhabilitation est donc une priorité, non seulement pour le bien-être des élèves et des enseignants, mais aussi pour le développement de toute la région. Malheureusement, les retards accumulés mettent en péril cette mission. Et le temps presse, car une menace plus insidieuse plane sur le site : l’érosion.

En effet, le quartier Kamayi, voisin de l’Athénée royal, est déjà victime de têtes d’érosion qui ont englouti des habitations. Le complexe scolaire lui-même est sous la menace de ces phénomènes géologiques. Sans travaux de consolidation et de réfection urgents, c’est la sécurité des futurs utilisateurs qui est en jeu. Comment peut-on envisager de rouvrir une école dans un environnement aussi précaire ? La question de la sécurité se pose avec acuité, et elle devrait accélérer les décisions.

Le député Marcel Tshipepele l’a bien compris. Lors de sa visite, il a noté l’urgence de la situation et s’est engagé à saisir la ministre de l’Éducation nationale pour exiger une mobilisation générale. « Il faut que ces travaux s’achèvent et que les bâtiments soient opérationnels », a-t-il insisté. Son intervention est cruciale, car elle montre que la classe politique locale se préoccupe des infrastructures scolaires en RDC, souvent négligées. Mais les promesses suffiront-elles ?

Dans les couloirs du pouvoir, à Kinshasa, sauront-ils entendre l’appel lancé depuis Kananga ? L’éducation dans le Kasaï-Central mérite mieux que des chantiers à l’arrêt. Les parents d’élèves, les enseignants et les élèves eux-mêmes attendent des actes concrets. La délocalisation provisoire, si elle se prolonge, risque d’affecter durablement la qualité de l’enseignement et la motivation des apprenants. Combien de générations sacrifiera-t-on sur l’autel des lenteurs administratives ?

Pour sortir de cette impasse, une coordination entre les autorités provinciales et nationales est indispensable. Les travaux de réfection de l’Athénée royal de Kananga doivent devenir une priorité budgétaire et logistique. Le député Tshipepele, en montant au créneau, a ouvert une brèche. Il faut maintenant que les responsables de l’éducation nationale emboîtent le pas et débloquent les fonds nécessaires. Car derrière chaque jour de retard, ce sont des opportunités d’apprentissage qui s’envolent pour des milliers d’enfants.

L’enjeu dépasse largement le simple chantier de rénovation. Il s’agit de redonner confiance à toute une communauté éducative, de sécuriser un environnement menacé par l’érosion, et de montrer que l’État congolais prend à cœur l’avenir de sa jeunesse. Les écoles de Kananga, comme tant d’autres en RDC, ont besoin d’investissements durables. L’action du député Marcel Tshipepele est un premier pas, mais le chemin reste long pour offrir à tous les élèves du pays des conditions d’étude dignes de leurs ambitions.

Article Ecrit par Yvan Ilunga
Source: radiookapi.net

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Yvan Ilunga
Yvan Ilunga
Né à Lubumbashi, Yvan Ilunga est un passionné de la richesse culturelle du Congo. Expert en éducation et en musique, il vous plonge au cœur des événements culturels tout en mettant en lumière les initiatives éducatives à travers le pays. Il explore aussi la scène musicale avec une analyse fine des tendances artistiques congolaises, faisant d’Yvan une véritable référence en matière de culture.
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