L’été dernier, Cédric Bakambu faisait son grand retour en Liga espagnole au sein du Real Betis. Aujourd’hui, le vent tourne. Selon plusieurs sources concordantes de la presse ibérique, l’attaquant phare de la République Démocratique du Congo pourrait déjà plier bagage lors de ce mercato hivernal. Une information qui fait l’effet d’une bombe dans le microcosme du football africain et espagnol. Trois clubs de l’élite, Deportivo Alavés, Girona FC et le Real Oviedo, se seraient positionnés avec insistance pour s’attacher les services du buteur. Le réveil a sonné à Séville, et la course au Cédric Bakambu est lancée.
Le Real Betis, sous la pression d’une masse salariale étouffante, se retrouve dans l’obligation de vendre. La direction andalouse, pragmatique, ne fermerait pas la porte à un départ. Les contacts, initiés par les clubs intéressés, sont déjà concrets. Fran Campos Vázquez et Ekrem Konur, deux fines géules du journalisme sportif espagnol, ont confirmé ces pourparlers. Pour le club vert et blanc, c’est une équation simple : libérer de l’oxygène financier pour recruter. Bakambu, malgré son talent indéniable, est devenu une pièce monnayable dans cette stratégie. Le transfert hiver prend ainsi une tournure cruciale, une véritable partie d’échecs où chaque mouvement compte.
Mais quel est l’état d’esprit du principal concerné ? Cédric Bakambu, lion des Léopards, n’a pas signé à Séville pour jouer les figurants. Son temps de jeu cette saison se compte en minutes éparses, une frustration palpable pour un joueur de son calibre. La blessure récente de Cucho Hernandez, titulaire indiscutable, aurait pu lui ouvrir une fenêtre. Une lueur d’espoir dans la pénombre bétique. Pourtant, la confiance du coach Manuel Pellegrini semble timide. Le Congolais, assoiffé de compétition et de responsabilités, regarde naturellement ailleurs. Aspire-t-il à un challenge plus grand, à une place de leader incontesté ? La réponse se niche dans les négociations en cours.
Alavés, Gérone, Oviedo : trois destins possibles, trois projets différents. Chaque club apporte sa propre vision et une promesse de jeu qui pourrait séduire l’attaquant. Pour le football congolais, cette saga est plus qu’un simple changement d’équipe. C’est le parcours d’un ambassadeur, un modèle pour des milliers de jeunes talents des quartiers de Kinshasa ou de Lubumbashi. Voir Bakambu s’épanouir et marquer régulièrement en Liga espagnole est une source de fierté nationale. Son potentiel départ, s’il est synonyme de renouveau, serait donc accueilli avec un optimisme prudent par ses supporters les plus fidèles.
Les prochains jours s’annoncent décisifs. Le mercato, comme un ultime round, va sceller le sort du joueur. Les dirigeants du Betis jonglent entre nécessité économique et valeur sportive. Les prétendants, eux, aff&utent leurs arguments pour convaincre. Et Bakambu ? Il attend, concentré, prêt à saisir la meilleure opportunité pour écrire le chapitre suivant de sa riche carrière. Une chose est sûre : le marché des transferts n’a pas fini de faire parler de lui. Cette saga, typique des périodes de janviers nerveux, rappelle que dans le football moderne, tout peut basculer en quelques heures. L’avenir de Cédric Bakambu se joue maintenant, entre Séville et les autres villes d’Espagne, sous le regard attentif de tout un continent.
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: footrdc.com
