La dégradation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo a conduit à une rencontre cruciale ce mardi 13 janvier 2026. Le président Félix Tshisekedi a reçu Vivian Van de Perre, cheffe intérimaire de la MONUSCO, à la Cité de l’Union africaine. L’ordre du jour était sans équivoque : l’application immédiate du cessez-le-feu exigé par la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Cette discussion survient dans un contexte où les violences armées ravagent les provinces orientales, plongeant des millions de civils dans une crise humanitaire aiguë.
La situation sur le terrain est alarmante. Une recrudescence des attaques par divers groupes armés compromet la stabilité nationale et régionale. Comment expliquer l’incapacité à faire respecter les décisions onusiennes ? La résolution 2773, adoptée en 2025, ordonne pourtant un arrêt inconditionnel des hostilités. Pendant l’audience, le président Tshisekedi et la représentante de la MONUSCO ont examiné les obstacles à sa mise en œuvre. La sécurité dans l’Est de la RDC est au cœur des préoccupations, avec des communautés entières fuyant les combats.
Vivian Van de Perre a réaffirmé l’engagement des Nations Unies à accompagner Kinshasa. Elle a insisté sur le strict respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale congolaise. Une coordination renforcée entre les autorités nationales et les partenaires internationaux a été jugée impérative. La MONUSCO, en tant que mission de paix ONU en RDC, se trouve ainsi confortée dans son rôle de soutien aux institutions étatiques. Cette mission est-elle suffisamment outillée pour répondre à l’urgence ?
Les échanges ont également porté sur la résolution 2808, qui a prorogé le mandat de la MONUSCO. Ce renouvellement recentre les priorités sur la protection des civils, l’appui à la résolution 2773 et le renforcement de l’État de droit. La mission onusienne doit donc naviguer dans un environnement complexe, entre attentes locales élevées et réalités sécuritaires brutales. La pression est immense pour obtenir des résultats tangibles dans la lutte contre les violences armées au Congo.
Le président Tshisekedi a plaidé pour une implication internationale plus ferme. Face à la multiplication des menaces, la coopération avec la MONUSCO apparaît comme une bouée de sauvetage. Mais les mots suffiront-ils à arrêter les combats ? L’application effective du cessez-le-feu nécessite une volonté politique de toutes les parties, y compris des acteurs régionaux. La résolution 2773 reste un cadre essentiel, mais son succès dépend d’un mécanisme de suivi robuste.
Les conséquences humanitaires des conflits sont désastreuses. Des milliers de déplacés survivent dans des conditions précaires, tandis que l’accès à l’aide est souvent entravé par l’insécurité. La MONUSCO peut-elle mieux les protéger ? La protection des civils est une priorité réaffirmée, mais les défis opérationnels sont colossaux. La communauté internationale doit redoubler d’efforts pour soutenir les initiatives de paix.
Cette rencontre entre Tshisekedi et la MONUSCO marque un moment décisif. Elle souligne l’urgence d’une action concertée pour stabiliser l’Est du pays. La sécurité en RDC n’est pas seulement un enjeu national ; elle affecte la stabilité de toute la région des Grands Lacs. Le cessez-le-feu doit être le prélude à un dialogue politique inclusif, seule voie vers une paix durable.
En conclusion, la balle est dans le camp des belligérants et de la communauté internationale. La MONUSCO, sous leadership congolais, doit maintenant traduire les engagements en actions sur le terrain. La population attend des signes concrets de progrès. L’histoire retiendra si cette urgence a été suffisamment prise au sérieux pour mettre fin au cycle infernal des violences.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: mediacongo.net
