Un message solennel qui traverse les ondes et les écrans pour toucher le cœur d’une communauté trop souvent reléguée dans l’ombre. En cette Journée mondiale du braille, célébrée chaque 4 janvier, la voix de Glody Ndaya, directrice générale du groupe de presse Eventsrdc, résonne comme un engagement ferme. Elle s’adresse directement aux personnes aveugles et malvoyantes de la République Démocratique du Congo, de la République du Congo et de la diaspora, rappelant que leur place dans la société n’est pas une option, mais un droit.
Mais que signifie réellement ce message dans un pays où l’inclusion des personnes vivant avec un handicap reste un défi quotidien ? Pour Mwanza, étudiant non-voyant à Kinshasa, le braille n’est pas simplement un système de points en relief. « C’est mon passeport pour la connaissance, mon billet pour une vie digne », confie-t-il, les doigts parcourant avec agilité les pages d’un livre spécialisé. Son témoignage illustre toute la puissance de cet outil que Glody Ndaya et son groupe entendent célébrer et défendre avec conviction.
Le groupe Eventsrdc, à travers sa plateforme média et sa radio FM Live, place cette journée sous le signe de l’action. L’essence de son engagement social, réaffirmé devant l’opinion nationale et internationale, est claire : accompagner, soutenir et surtout valoriser. Valoriser celles et ceux qui, malgré les obstacles, s’illustrent dans des secteurs aussi variés que la culture, le sport, le numérique, les médias ou encore la religion. Cette vision inclusive est-elle la clé pour construire une société congolaise plus juste et plus équitable ?
En écho à la position des Nations Unies, le message de Glody Ndaya est sans équivoque : le braille est un droit fondamental. Il ne s’agit pas d’une simple commodité, mais du socle qui permet l’exercice plein et entier des droits humains les plus basiques. Sans accès au braille, comment garantir une éducation de qualité ? Comment envisager une insertion professionnelle réussie ? Comment prétendre à l’indépendance et à une participation active à la vie sociale et médiatique du pays ? Ces questions résonnent avec une acuité particulière en RDC, où les infrastructures dédiées aux personnes handicapées manquent cruellement.
L’appel lancé par la Directrice générale est fraternel et concret. Elle invite toute personne aveugle, ainsi que leur entourage, à frapper à la porte des services d’Eventsrdc. L’objectif est de tendre un micro, d’ouvrir les colonnes des journaux et les antennes de la radio pour amplifier les voix, médiatiser les initiatives et mettre en lumière les réussites souvent invisibles. Cette promesse de promotion et de valorisation vise directement un but plus large : contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable, où l’inclusion est un pilier non-négociable.
La journée mondiale du braille 2026 prend ainsi, sous l’impulsion de personnalités engagées comme Glody Ndaya, une dimension profondément locale et humaine. Elle dépasse le symbole pour devenir une plateforme d’action et de visibilité. Dans les rues de Kinshasa, de Lubumbashi ou de Brazzaville, cet engagement doit se traduire par des changements tangibles. L’inclusion des personnes aveugles et malvoyantes au Congo passe par la reconnaissance de leur potentiel et par la création de chemins d’accès à l’information, à la culture et à l’emploi.
Finalement, le message de Glody Ndaya Eventsrdc interroge notre société dans son ensemble. Sommes-nous prêts à vraiment inclure ? À faire de la différence une richesse plutôt qu’un frein ? L’initiative de ce groupe de presse ouvre une brèche et montre la voie : celle d’un journalisme qui ne se contente pas de rapporter les faits, mais qui se met au service de la construction d’une communauté plus solidaire. Le combat pour l’autonomisation des personnes non-voyantes en RDC est loin d’être gagné, mais chaque parole publique, chaque engagement médiatique, est un pas de plus vers la reconnaissance de leur dignité et de leur droit inaliénable à participer au destin de la nation.
Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: Eventsrdc
