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RDC: Le commissaire Mboso arrêté après sa démission virale sur les réseaux sociaux

Le commissaire principal Junior Mboso Kazadi a été interpellé et placé en garde à vue à la direction des renseignements généraux de la Police nationale congolaise, confirmant ainsi les informations relayées par le porte-parole officiel de l’institution. Cette arrestation survient dans un contexte tendu, marqué par la diffusion d’une vidéo controversée sur les réseaux sociaux où l’officier supérieur exprimait publiquement son intention de démissionner.

Dans cette séquence devenue virale, le commissaire Mboso dénonçait avec véhémence la complicité présumée de certains services de police dans l’augmentation préoccupante de la criminalité à Kinshasa et sur l’ensemble du territoire national. Ses déclarations, perçues comme une violation flagrante de la chaîne hiérarchique, ont immédiatement suscité l’attention des hautes autorités policières.

Le commissaire divisionnaire adjoint Julien Mavungu, porte-parole de la PNC, a précisé lors d’une conférence de presse que la procédure de démission au sein de la police nationale est strictement encadrée par des dispositions légales impératives. L’article 229 du statut du personnel de carrière stipule en effet qu’un policier ne peut prétendre à une démission volontaire qu’après avoir accompli au minimum cinq années de service continu.

« Ce délai est augmenté de trois années supplémentaires pour tout officier ayant bénéficié d’une formation spécialisée aux frais de l’institution », a souligné le porte-parole, rappelant que le commissaire Mboso ne remplissait pas ces conditions préalables. La réglementation en vigueur exige une demande écrite, transmise par voie hiérarchique normale, et nécessite une validation expresse de l’autorité compétente.

L’utilisation des plateformes numériques pour annoncer une décision aussi sensible constitue, selon les termes du porte-parole, « une infraction grave aux règles disciplinaires internes ». Cette démarche irrégulière expose son auteur à des sanctions administratives sévères, pouvant aller jusqu’à des poursuites judiciaires pour atteinte à la discipline et à l’ordre hiérarchique.

Les investigations menées par les renseignements généraux de la PNC détermineront si les accusations portées par le commissaire Mboso reposent sur des éléments tangibles ou relèvent d’une démarche personnelle contestable. La crédibilité de l’institution policière est-elle mise à mal par ces révélations publiques ? La question mérite d’être posée alors que la population kinoise manifeste une inquiétude grandissante face à la recrudescence des actes criminels.

L’affaire a provoqué des réactions contrastées au sein de l’opinion publique congolaise. Certains citoyens saluent le courage d’un officier qui ose briser l’omerta sur les dysfonctionnements présumés des services de sécurité. D’autres, en revanche, dénoncent une démarche irresponsable qui sape la discipline et porte atteinte à l’autorité de la hiérarchie policière.

La direction générale de la Police nationale congolaise a réaffirmé son engagement à garantir la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national. Elle a également rappelé son attachement indéfectible aux principes de légalité et de rigueur disciplinaire qui gouvernent l’institution.

L’issue de cette affaire pourrait établir un précédent significatif concernant la liberté d’expression des officiers de police et les limites imposées par leur statut particulier. Les prochaines heures devraient être déterminantes pour l’avenir professionnel du commissaire Mboso et pour la clarification des règles déontologiques au sein de la PNC.

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net

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