Le territoire de Moba, dans la province du Tanganyika, entre dans une nouvelle phase de tension sociale. Le Syndicat des enseignants du Congo (SYECO/Moba) a décrété une grève sèche à partir de ce lundi 7 septembre. La décision a été prise lors d’une assemblée générale extraordinaire tenue ce week-end. Le mouvement concerne les enseignants du secteur public membres de cette organisation syndicale.
Un arrêt de travail pour des revendications non satisfaites
Le syndicat justifie cette cessation d’activité par l’absence de réponse de l’État aux revendications des enseignants. Les points soulevés portent notamment sur l’amélioration des conditions salariales et sociales. Parmi les demandes figurent la prise en charge des enseignants retraités, la couverture médicale ainsi que le réajustement du salaire des enseignants jusqu’à 500 dollars américains.
Le SYECO/Moba demande également la prise en charge des nouvelles unités « NU », évoquées par le syndicat comme une situation nécessitant une intervention urgente. Ces revendications s’inscrivent dans un contexte plus large de précarité du corps enseignant dans cette partie de la République démocratique du Congo. La grève sèche signifie que les enseignants ne percevront pas leur salaire pendant la durée du mouvement, ce qui accentue la pression sur les autorités.
Un appel à rester à domicile jusqu’à une réponse gouvernementale
Placide Muyumba, secrétaire permanent du SYECO/Moba, appelle les enseignants membres à rester à leur domicile jusqu’à une réponse du gouvernement à leurs revendications. Il réclame notamment la prise en charge des retraités et remet en question les prélèvements destinés à la Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics (CNSSAP).
« Tous les enseignants membres du SYECO, à la date de ce lundi, doivent rester à la maison jusqu’à ce que le gouvernement soit capable de répondre à nos désidératas », affirme Placide Muyumba. Le syndicat indique par ailleurs qu’il entend maintenir son mouvement jusqu’à la satisfaction de ses revendications. Cette position ferme traduit une détermination à obtenir des engagements concrets de la part de l’État.
Une absence de réaction des autorités éducatives
Les tentatives de Radio Okapi pour obtenir la réaction des autorités de l’Éducation nationale à Kalemie n’ont pas abouti. Cette absence de commentaire laisse planer l’incertitude sur la durée du mouvement et sur les éventuelles mesures qui pourraient être prises pour y répondre. Le silence des autorités pourrait être interprété comme un manque de volonté de dialogue, ce qui risque d’aggraver la situation.
La grève des enseignants à Moba risque d’affecter le déroulement normal des cours dans les écoles publiques du territoire. Les élèves et leurs familles se retrouvent ainsi confrontés à une nouvelle perturbation du calendrier scolaire, dans une région déjà marquée par des difficultés d’accès aux services de base. L’impact sur l’éducation des enfants pourrait être significatif si le mouvement se prolonge, avec des conséquences à long terme sur leur parcours scolaire.
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Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
