Le vice-Premier ministre de l’Intérieur a ordonné, samedi 5 septembre 2026, un contrôle systématique des salles de fêtes et autres lieux accueillant des manifestations publiques sur l’ensemble du territoire national. Dans un télégramme adressé aux gouverneurs de province, il exige la fermeture immédiate de tout établissement ne répondant pas aux normes de sécurité. Pour Kinshasa, le rapport de ce contrôle est attendu dans un délai de quinze jours, au regard des conséquences de la récente catastrophe.
Cette instruction intervient au lendemain d’un incendie mortel survenu dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 septembre 2026 dans une salle des fêtes située à proximité du Musée national de la RDC, dans la commune de Lingwala. Le bourgmestre de Lingwala, Norbert Mutshiga Zihindula, a fait état samedi matin d’un bilan provisoire de 22 morts et de nombreux blessés pris en charge en urgence. La salle a été entièrement calcinée, avec d’importants dégâts matériels.
Un bilan officiel en décalage avec les chiffres locaux
Dans un communiqué publié le même samedi, le Gouvernement central a avancé un bilan différent. Selon le document, douze personnes ont perdu la vie, dont sept femmes et cinq hommes. Cinq personnes demeurent hospitalisées, tandis que vingt et une, stabilisées, ont été libérées pour un contrôle ambulatoire dans les 48 heures. Le communiqué précise que ce bilan provisoire a été arrêté par les services compétents de la ville.
La divergence entre les chiffres du bourgmestre et ceux du Gouvernement n’est pas expliquée dans les documents disponibles. Elle soulève néanmoins des questions sur la coordination des informations en situation d’urgence. Aucune autorité n’a, à ce stade, commenté publiquement cet écart.
Une instruction ministérielle aux contours précis
Le télégramme du vice-Premier ministre de l’Intérieur ne se limite pas à la ville de Kinshasa. Il s’adresse à tous les gouverneurs de province et impose un contrôle systématique des salles de fêtes et autres lieux accueillant des manifestations publiques. La fermeture immédiate est exigée pour tout établissement ne répondant pas aux normes de sécurité. Le calendrier de remise des rapports n’est précisé que pour la capitale, avec un délai de quinze jours.
Cette mesure vise à prévenir la répétition de tels drames. Elle s’inscrit dans un cadre de police administrative, où l’autorité publique dispose d’un pouvoir de contrôle et de sanction sur les établissements recevant du public. La référence aux normes de sécurité renvoie à des exigences techniques dont le détail n’est pas fourni dans le télégramme.
Les suites attendues à Kinshasa et en province
À Kinshasa, le rapport attendu dans quinze jours devra documenter l’état des salles de fêtes et des lieux de rassemblement. Il devra également identifier les établissements fermés et les mesures correctives imposées. Ce rapport constituera un premier indicateur de l’effectivité de l’instruction ministérielle.
Dans les provinces, aucun délai n’a été communiqué. Les gouverneurs sont néanmoins tenus d’agir sans délai, selon les termes du télégramme. La mise en œuvre de ce contrôle pourrait révéler des situations contrastées selon les territoires, en fonction des capacités locales et de la densité des établissements concernés.
L’incendie de Lingwala et ses suites administratives rappellent l’importance du respect des normes de sécurité dans les lieux de rassemblement. Les prochains jours permettront de mesurer la portée réelle de l’instruction du vice-Premier ministre de l’Intérieur et la capacité des autorités provinciales à la traduire en actes.
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Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
