La cour militaire de Kinshasa/Gombe examine ce jeudi 3 septembre la demande de mise en liberté provisoire du commissaire supérieur principal Israël Sanga Wa Sanga, détenu depuis janvier dernier. Cette audience intervient après que le juge n’a pas pu instruire les chefs de prévention lors de la précédente audience du 26 août, selon la défense. L’officier de la police nationale congolaise, commandant du bataillon de l’unité groupe police morale et honneur (GPMH), est poursuivi notamment pour dissipation des munitions et violation des consignes.
La demande de remise en liberté s’appuie sur plusieurs arguments avancés par son avocat, Libickson-Michel Mwanza. Il met en avant l’identité d’un officier de police et d’un père de famille dont l’adresse de résidence est bien établie. Il évoque également un état de santé « préoccupant » de son client. Pour la défense, la libération du commissaire supérieur principal « n’entraverait en rien le bon déroulement de l’instruction ».
Une détention contestée depuis l’arrestation
Israël Sanga Wa Sanga a été arrêté le 2 janvier à son domicile, au milieu de la nuit. Sa défense dénonce des conditions « arbitraires et irrégulières » de détention. Il a d’abord été maintenu plus de six mois dans les locaux du conseil national de Cyber défense, avant d’être transféré à la prison centrale de Makala, à Kinshasa, où il a passé environ deux mois.
Le collectif de défense soutient que le prévenu jouit d’une bonne moralité et que sa fuite n’est pas à craindre. Il devrait comparaître en homme libre afin de faire éclater la vérité, selon ses avocats. La cour militaire doit désormais se prononcer sur cette demande de mise en liberté provisoire.
Les faits reprochés et la version du prévenu
Au cours d’une audience, Israël Sanga a affirmé avoir tiré des coups de sommation pour se défendre lors d’une intervention nocturne menée par des hommes lourdement armés dépêchés dans des heures suspectes par le Conseil national de cyberdéfense (CNC). Il est reproché à l’officier la dissipation des munitions. Le procès est encore dans sa phase d’instruction.
Le commissaire supérieur principal était connu pour sa lutte contre la conduite à contresens à Kinshasa. Il n’hésitait pas à recadrer généraux, directeurs généraux et d’autres officiels devant la caméra. Sa détention prolongée a suscité une onde de choc au sein de l’opinion.
Une décision attendue sur la liberté provisoire
La cour militaire de Kinshasa/Gombe doit statuer ce jeudi sur la demande de mise en liberté provisoire. La défense insiste sur l’état de santé préoccupant du détenu et sur l’absence de risque de fuite. La décision des juges militaires est très attendue, alors que le procès n’a pas encore abordé le fond des accusations.
Cette audience pourrait clarifier les conditions de détention d’un officier supérieur de la police et la suite de la procédure judiciaire. La question de la liberté provisoire reste un enjeu central pour la défense, qui conteste la régularité de la détention depuis le début de l’affaire.
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Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
