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Détenu Ngoy Mulunda: FBCP et CNDH exigent une preuve de vie à Kinshasa

La Fondation Bill Clinton pour la paix (FBCP) et la Sous-Commission permanente des droits civils et politiques de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) ont exprimé, lundi 31 août à Kinshasa, leur vive préoccupation face aux détentions prolongées en République démocratique du Congo. Les deux organisations ont réclamé une preuve de vie du pasteur Daniel Ngoy Mulunda, dont le décès fait l’objet de rumeurs récurrentes sur les réseaux sociaux.

La FBCP indique ne disposer d’aucune notification officielle confirmant ou infirmant ces rumeurs. Elle demande aux autorités de préciser le lieu de détention du pasteur, ainsi que son état physique, médical et juridique. Emmanuel Cole, président de la Fondation Bill Clinton pour la paix, exige la transparence : « Nous demandons simplement la vérité. Si le pasteur Daniel Ngoy Mulunda est vivant, qu’on nous donne la preuve de vie. S’il est décédé, que les autorités nous le disent officiellement et que sa famille soit informée. Nous exigeons également que tous les détenus puissent bénéficier de leurs droits conformément à la Constitution et aux lois de la République. »

La CNDH rappelle le principe de légalité

La CNDH, par la voix de son commissaire chargé des questions civiles et politiques, Me Jean-Richard Tshibanda, assure que le dossier fait l’objet d’un suivi particulier et appelle au respect de la dignité humaine. Intervenant sur la procédure, Emmanuel Cole rappelle que nulle instance n’est au-dessus des lois : « Comme les droits de l’homme sont une affaire de tout le monde, nous devons tout faire pour qu’ils soient respectés. Nous demandons la justice pour le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, partout où il se trouve, qu’il soit déféré devant son juge naturel. Dans les OPJ, ils ne sont pas au-dessus de la loi. L’article 18 donne la procédure d’arrestation et l’article 12 de la Constitution prévoit que tous les Congolais sont égaux devant la loi. »

Une détention qualifiée d’arbitraire

Emmanuel Cole exige l’interpellation des juges qui ont commis des arrestations arbitraires ; car, selon lui, il y a des lois prévues pour qu’un individu soit jugé ou libéré. Le non-respect de cette procédure relève de l’arbitraire. En mars dernier, la Fondation Bill Clinton pour la paix avait dénoncé la détention « arbitraire » du pasteur Daniel Ngoy Mulunda, ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), chef de la Nouvelle église méthodiste et figure politique congolaise.

Un dossier suivi depuis l’arrestation en Zambie

Cette ONG rappelait que la situation de Ngoy Mulunda demeurait entourée d’incertitudes depuis son arrestation à Lusaka en Zambie le 8 décembre 2024, suivie de son extradition en RDC. La FBCP et la CNDH entendent maintenir la pression pour que la lumière soit faite sur ce dossier et que les droits fondamentaux des détenus soient respectés.

A lire aussi : GÉNOCOST à Kinshasa : la LUCHA et Carbone Beni exigent justice pour les victimes ; Spoliation foncière à Kinshasa : le ministre de la Justice saisit la Cour de cassation

Article Ecrit par Cédric Botela

Source: radiookapi.net

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