Le Parti lumumbiste unifié (PALU) a marqué, ce samedi 22 août 2026, son 62e anniversaire. Une célébration qui dépasse le simple rituel commémoratif pour interroger la place de cette formation dans le paysage politique congolais et sa capacité à transmettre un héritage idéologique revendiqué comme unique.
Un héritage revendiqué comme socle identitaire
Dans son message adressé aux cadres, militants et sympathisants, le secrétaire général et chef du parti, Godefroid Mayobo, a insisté sur la nécessité de rappeler régulièrement l’histoire et les fondements idéologiques du PALU. L’objectif affiché : préserver la mémoire du parti et transmettre aux générations futures « l’esprit politique profond » du lumumbisme. Ce travail de mémoire, selon lui, doit permettre de fixer l’histoire du PALU dans la mémoire collective congolaise, d’en préserver les fondements historiques, politiques et idéologiques, mais aussi de mettre en avant la résistance et la résilience de la formation politique.
Godefroid Mayobo a également évoqué les luttes de libération ayant conduit à l’indépendance de la RDC, le 30 juin 1960, rendant hommage aux Congolais qu’il qualifie de « Pères-fondateurs ». « Nous avons fêté aujourd’hui 62 ans, nous avons grandi et nous sommes le seul parti qui a résisté depuis les indépendances jusqu’au fond », a-t-il déclaré. Pour le secrétaire général, cet anniversaire vise notamment à rappeler à l’opinion nationale et internationale que le parti, héritier de la lutte menée par ses pères fondateurs, « est vivant jusqu’aujourd’hui ».
Un combat pour un Congo uni et équitable
Le secrétaire permanent et porte-parole du parti, Anicet Mifia, a pour sa part indiqué que le PALU entend poursuivre son combat en faveur d’un Congo uni, réellement indépendant et où les richesses nationales seraient réparties de manière équitable. Une orientation qui résonne avec les préoccupations sociales actuelles, alors que la question de la redistribution des ressources demeure un enjeu central pour de nombreux Congolais.
Abordant la question des dissidents issus du parti, Anicet Mifia a adopté un ton ferme, tout en laissant ouverte la possibilité d’un retour de certains anciens militants. Il a comparé le PALU à une maison familiale : « Nous ne pouvons pas nous mesurer à eux parce que nous sommes la maison que le papa avait construite et que c’est cette maison-là qui incarne les valeurs », a-t-il déclaré. Il a toutefois précisé que les portes restent ouvertes à ceux qui souhaitent regagner le parti, à condition qu’ils n’aient pas été révoqués par le deuxième congrès. « Pour le reste, ce sont les enfants de la maison. Ils vont revenir parce que c’est chez eux », a-t-il lancé.
Une commémoration qui se prolonge
Les activités commémoratives se poursuivront le samedi 29 août 2026 avec une conférence consacrée à l’histoire du PALU et, plus largement, à celle de la République démocratique du Congo. Le lieu de cette activité sera communiqué ultérieurement par les organisateurs. La direction du parti prévoit également que les activités commémoratives organisées au niveau national soient reproduites dans les différentes structures de base du PALU.
Plusieurs cadres, militants et sympathisants ont pris part à la cérémonie, parmi lesquels le ministre de la Communication et Médias et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya. Dans son intervention, ce dernier a appelé les membres du PALU à rester fidèles au parti et à pérenniser la lutte menée par les pères fondateurs. Une présence gouvernementale qui souligne la dimension politique de cet anniversaire, au-delà de la simple célébration interne.
Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: actu30.cd
