Le gouvernement congolais a réaffirmé, jeudi 20 août 2026 à Kinshasa, sa volonté de poursuivre les démarches visant à établir toutes les responsabilités dans l’assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, seize ans après les faits. Cette position a été exprimée par le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, lors d’une rencontre avec des activistes des droits humains et les avocats des familles des deux victimes.
La délégation était conduite par Me Jean-Claude Katende, vice-président de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH). Au cours de cette audience, le ministre a assuré les représentants des familles de l’accompagnement du gouvernement afin que les circonstances entourant la mort des deux défenseurs des droits humains soient pleinement élucidées.
Une procédure orientée vers l’identification des commanditaires
Selon une note du ministère des Droits humains, l’objectif est notamment d’identifier les personnes présentées comme les véritables commanditaires de ces assassinats, afin qu’elles soient traduites en justice et condamnées conformément à la loi. Cette orientation marque une étape procédurale dans un dossier qui a connu de multiples rebondissements judiciaires.
Floribert Chebeya, figure de la défense des droits humains en République démocratique du Congo et directeur exécutif de l’ONG La Voix des sans-voix, avait été retrouvé mort en juin 2010. Fidèle Bazana, membre de la même organisation, avait également été tué. Les deux hommes étaient connus pour leur engagement en faveur des droits fondamentaux.
Un engagement gouvernemental réitéré face aux familles
La rencontre du 20 août 2026 s’inscrit dans un cadre de suivi des demandes portées par les proches des victimes et leurs conseils. Le ministre des Droits humains a réaffirmé la volonté du gouvernement d’accompagner les familles dans les procédures en cours. Aucun calendrier précis n’a toutefois été communiqué à l’issue de cette audience.
Les échanges ont porté sur les attentes des parties civiles et les mécanismes susceptibles de faire avancer l’enquête. La présence de Me Jean-Claude Katende, en sa qualité de vice-président de la FIDH, souligne la dimension internationale du suivi de ce dossier.
Un dossier emblématique pour la justice congolaise
L’affaire Chebeya-Bazana demeure un dossier sensible pour les institutions congolaises. La réaffirmation de l’engagement gouvernemental intervient dans un contexte où les organisations de défense des droits humains continuent de réclamer des avancées concrètes. Le ministère des Droits humains n’a pas fourni de détail sur les prochaines étapes judiciaires.
Les familles des deux victimes et leurs avocats ont pris acte de cette position. La suite de la procédure dépendra des actes posés par les autorités compétentes, notamment en matière d’identification et de poursuite des personnes mises en cause.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: actu30.cd
