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Tshisekedi inspecte l’assainissement à Kinshasa : des jeunes réinsérés au service de l’économie urbaine

Le président Félix-Antoine Tshisekedi a inspecté vendredi 17 juillet les travaux d’assainissement menés par la Task Force du Service national sur l’axe Échangeur de Limete – aéroport de N’djili. Cette visite, annoncée par la Présidence, marque une étape dans la lutte contre l’insalubrité chronique de Kinshasa, un problème qui pèse sur la vie quotidienne des habitants et sur l’économie urbaine. En s’attaquant à la saleté qui obstrue les caniveaux et envahit les espaces publics, ces travaux visent à réduire les coûts cachés supportés par les ménages et les activités commerciales.

Des jeunes réinsérés au cœur du chantier

Les opérations, lancées le 15 juillet, sont exécutées par les bâtisseurs du Service national. Il s’agit de jeunes anciennement membres de gangs urbains, arrêtés puis envoyés en rééducation et en apprentissage de métiers. Leur mobilisation pour le curage des caniveaux, la gestion des déchets et l’aménagement des espaces publics répond à un double objectif : améliorer le cadre de vie et offrir une seconde chance à ces jeunes. Le lieutenant-général Kasongo Kabwik, commandant du Service national, a présenté au Chef de l’État l’avancement des travaux et les actions à venir. Cette approche combine ainsi l’utilité sociale immédiate avec une stratégie de réinsertion qui pourrait, à terme, réduire la pression sur les services de sécurité et les dépenses publiques liées à la délinquance.

Un impact concret sur la salubrité et la mobilité

Le parcours du président a inclus le Quartier 1, la place Pascal, le marché de la Liberté et le saut-de-mouton de Debonhomme. Sur ces points stratégiques, les interventions visent à fluidifier la circulation, à réduire les risques sanitaires liés aux eaux stagnantes et à désencombrer les espaces publics. Pour les commerçants du marché de la Liberté et les usagers de la route de l’aéroport, ces travaux pourraient signifier moins de pertes de temps et de marchandises dues aux inondations et aux embouteillages. En effet, un caniveau bouché, c’est une rue inondée après chaque pluie, ce qui ralentit les livraisons, abîme les produits et éloigne les clients. De même, des trottoirs libérés des étals anarchiques permettent aux piétons de circuler sans risque, ce qui profite aussi aux boutiques formelles qui gagnent en visibilité.

Une satisfaction présidentielle et un signal pour la suite

Selon la Présidence, le Chef de l’État s’est dit satisfait de la qualité du travail, saluant « la discipline, le professionnalisme et l’amour qu’ils manifestent constamment envers la patrie ». Cette reconnaissance publique pourrait encourager la pérennisation de telles initiatives, essentielles pour une ville où l’insalubrité coûte cher en santé publique et en attractivité économique. Chaque année, les inondations et les maladies liées à l’eau stagnante entraînent des dépenses de santé évitables pour les familles et une baisse de productivité. En investissant dans l’assainissement, les autorités misent sur une réduction de ces coûts indirects. Reste à voir si ces efforts seront étendus à d’autres axes et maintenus dans la durée, condition indispensable pour un changement visible. La Task Force devra démontrer sa capacité à entretenir les infrastructures nettoyées, faute de quoi les bénéfices risquent de s’évaporer rapidement.

Article Ecrit par Amissi G

Source: radiookapi.net

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