La Banque centrale du Congo (BCC) et la Banque nationale d’Angola ont signé, jeudi 9 juillet à Luanda, un mémorandum d’entente visant à renforcer leur coopération dans les domaines monétaire et bancaire. Cet accord, paraphé par les gouverneurs André Wameso et Manuel António Tiago Dias, ouvre la voie à une meilleure coordination des politiques financières entre les deux pays voisins. Concrètement, il s’agit de faciliter les échanges financiers, de stabiliser les systèmes bancaires et d’accompagner l’intégration économique régionale, un enjeu clé pour les opérateurs économiques et les ménages qui dépendent du commerce transfrontalier.
Un cadre de coopération élargi pour les systèmes financiers
Le mémorandum établit une collaboration dans plusieurs secteurs stratégiques. Il couvre les systèmes de paiement, les politiques monétaires et de change, la supervision bancaire, la gestion des réserves internationales et le renforcement de la réglementation financière. Pour les usagers, cela pourrait se traduire par des transactions plus rapides et moins coûteuses entre les deux pays, un avantage direct pour les commerçants et les travailleurs migrants. Les deux banques centrales entendent aussi unir leurs efforts dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, un volet qui renforce la sécurité des circuits financiers. En pratique, cette coopération élargie signifie que les règles du jeu seront harmonisées, réduisant les obstacles techniques qui freinent souvent les opérations bancaires transfrontalières. Par exemple, un commerçant congolais important des produits angolais pourrait voir ses délais de paiement raccourcis et ses frais bancaires diminuer, ce qui améliorerait sa trésorerie et sa compétitivité.
Un forum bilatéral pour anticiper les risques transfrontaliers
L’accord prévoit la création d’un forum bilatéral permanent d’échange d’informations. Cette plateforme permettra aux experts des deux institutions de partager leurs expériences, de mieux anticiper les risques financiers transfrontaliers et d’améliorer la surveillance des établissements financiers opérant dans les deux juridictions. Pour les banques commerciales présentes des deux côtés de la frontière, ce dispositif offre un cadre de dialogue plus prévisible, susceptible de réduire les incertitudes réglementaires et de favoriser les investissements. Concrètement, ce forum fonctionnera comme un canal de communication direct entre les superviseurs, leur permettant de détecter plus rapidement des pratiques douteuses ou des fragilités dans une banque opérant à la fois en RDC et en Angola. Cela pourrait éviter des crises localisées et protéger l’épargne des déposants. Pour les ménages, cette surveillance renforcée est une garantie supplémentaire que leur argent est en sécurité, même lorsqu’ils utilisent des services bancaires transfrontaliers.
Des retombées attendues pour le commerce bilatéral
À travers cette coopération, Kinshasa et Luanda ambitionnent de renforcer leurs liens économiques et de créer un environnement financier plus favorable au développement des échanges commerciaux. Si les mécanismes prévus sont effectivement mis en œuvre, les entreprises pourraient bénéficier d’une meilleure fluidité des paiements et d’un accès facilité aux services bancaires. Pour les ménages, l’harmonisation des pratiques de supervision pourrait aussi renforcer la confiance dans les institutions financières. Reste à voir comment ces engagements se traduiront en mesures concrètes, mais la signature de ce mémorandum marque une étape vers une intégration financière plus poussée entre la RDC et l’Angola. Les échanges commerciaux entre les deux pays, qui portent notamment sur les produits agricoles et les biens manufacturés, pourraient ainsi connaître un nouvel essor, avec des répercussions positives sur l’emploi et les revenus des populations frontalières. En facilitant les paiements et en réduisant les risques, cet accord crée un terreau favorable pour les petites et moyennes entreprises qui hésitaient à se lancer dans le commerce transfrontalier par crainte des lourdeurs administratives et des coûts cachés.
Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net
