Kinshasa se positionne sur un segment encore structurant de l’économie culturelle africaine : les séries télévisées. Le Festival International des Séries Télévisées Africaines, FISTA Africa, a été officiellement lancé le lundi 29 juin 2026 au Centre Wallonie-Bruxelles. Sa première édition est prévue en décembre 2026 dans la capitale rd-congolaise, avec une ambition clairement affichée : faire des séries africaines un levier de développement culturel, économique et touristique sur le continent.
Ce lancement donne un cadre à une filière qui repose sur plusieurs métiers : écriture, production, réalisation, diffusion, formation, accompagnement et mise en relation professionnelle. En choisissant Kinshasa pour accueillir cette première édition, les organisateurs placent la ville dans une dynamique de rencontre entre créateurs, producteurs et autres acteurs de l’industrie audiovisuelle venus de plusieurs pays africains.
Kinshasa comme point de rencontre
La première édition du festival se tiendra sous le thème « L’Afrique entre en scène ». Cette formule résume l’objectif annoncé : offrir une vitrine aux récits, aux talents et aux formats de séries produits sur le continent. Le rendez-vous doit réunir des professionnels de la RDC, du Nigeria, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Cameroun, de l’Afrique du Sud, de l’Algérie, de l’Angola, du Bénin, du Burkina Faso, du Kenya et de la Tanzanie.
Pour Kinshasa, l’enjeu pratique est celui de l’accueil d’un événement culturel à portée continentale. Le festival ne se limite pas à des projections : il vise aussi à créer un espace de travail autour des séries télévisées africaines. Dans une économie culturelle, ce type de plateforme permet de faire circuler les œuvres, de rapprocher les professionnels et de rendre plus visibles les compétences disponibles dans le secteur.
Une plateforme pour structurer la filière
FISTA Africa est porté par l’Initiative des Technocrates, Entrepreneurs et Solidaires, ITES. L’organisation présente le festival comme une plateforme de référence pour la promotion, la professionnalisation et la mise en réseau des créateurs de séries africaines. Ces trois axes correspondent à des besoins concrets d’une industrie audiovisuelle : rendre les œuvres visibles, renforcer les compétences et faciliter les contacts entre acteurs du marché.
La professionnalisation annoncée passe notamment par des ateliers de formation et du mentorat. Ces activités sont importantes dans une filière où la qualité d’un projet dépend autant de l’idée de départ que de sa préparation, de son écriture, de sa production et de sa capacité à rencontrer un public. Le marché professionnel prévu dans le programme doit, lui, servir de lieu d’échanges autour des œuvres, des projets et des opportunités de collaboration.
Projections, marché et prix au programme
Le programme annoncé comprend des projections officielles, un marché professionnel, des ateliers de formation, du mentorat et une cérémonie de remise des prix. Chaque volet répond à une fonction précise. Les projections mettent les séries devant un public et des professionnels. Le marché permet les échanges entre acteurs de la chaîne audiovisuelle. Les ateliers et le mentorat soutiennent l’apprentissage. La remise des prix offre une reconnaissance aux œuvres retenues dans la compétition.
Cette organisation montre que le festival des séries télévisées africaines ne veut pas seulement être un événement de diffusion. Il entend aussi devenir un outil de circulation professionnelle. Pour les créateurs, l’intérêt est de disposer d’un espace où présenter des œuvres, apprendre, rencontrer d’autres professionnels et s’inscrire dans une dynamique continentale. Pour le secteur, l’effet attendu reste celui d’une meilleure organisation autour de contenus produits ou portés par des talents africains.
Les candidatures passeront par fista.africa
Les organisateurs annoncent l’ouverture prochaine des candidatures via la plateforme officielle fista.africa. Ce site doit recevoir les œuvres en compétition et centraliser les informations relatives au festival. Ce point est pratique pour les professionnels intéressés : il fixe un canal unique pour suivre les modalités, déposer les projets et accéder aux informations nécessaires.
À ce stade, les éléments annoncés restent ceux d’un lancement et d’une préparation. La portée réelle de FISTA Africa dépendra de sa capacité à réunir les participants attendus, à organiser les activités prévues et à installer Kinshasa comme espace régulier de dialogue pour l’industrie audiovisuelle africaine. La première édition de décembre 2026 constituera donc un test important pour mesurer la place que ce nouveau rendez-vous peut prendre dans l’économie des séries sur le continent.
Article Ecrit par Amissi G
Source: Eventsrdc
