Une audience foraine de la justice militaire s’est ouverte ce mercredi 10 juin 2026 au village Kikoti, dans le secteur d’Ibongo, territoire de Bulungu, province du Kwilu. Cinq présumés bandits armés y sont poursuivis pour des faits qualifiés de terrorisme, a constaté la juridiction compétente.
Un dispositif judiciaire délocalisé au cœur du secteur d’Ibongo
L’audience est organisée par l’auditorat militaire garnison de Kikwit, sous la présidence du capitaine magistrat Bujitu Roc. Le ministère public est représenté par le sous-lieutenant magistrat Kasende Kas. Les prévenus, identifiés comme Ngadima alias « Trezeguet », Mubunda Jules, Mawenena Mitterand, Masumbuku Degaul et Mputu Schadrac, ont comparu assistés de leurs avocats. Plusieurs victimes se sont constituées parties civiles afin de solliciter réparation des préjudices qu’elles déclarent avoir subis.
La tenue de cette audience foraine dans une localité rurale du Kwilu répond à un double objectif : rapprocher la justice des populations affectées et marquer la présence de l’autorité militaire dans une zone signalée pour des cas d’insécurité. Le choix du village Kikoti, dans le secteur d’Ibongo, permet aux victimes de participer directement à la procédure sans avoir à se déplacer vers les centres urbains.
Des infractions visées par le code pénal militaire
Les poursuites s’appuient sur les articles 157 et 158 du code pénal militaire, relatifs aux actes de terrorisme. Selon le capitaine Antony Mwalushayi, directeur de communication de la 11ème région militaire, ces présumés bandits sont impliqués dans plusieurs cas d’insécurité signalés dans cette partie du pays. La tenue de ces audiences vise à lutter contre la criminalité dans la région et à dissuader d’autres malfaiteurs, a-t-il précisé.
La qualification de terrorisme retenue par l’auditorat militaire indique la gravité des faits reprochés. Les articles 157 et 158 du code pénal militaire prévoient des peines sévères pour les actes de nature à troubler gravement l’ordre public par la terreur. L’instruction devra établir le rôle précis de chaque prévenu dans les exactions dénoncées par les parties civiles.
Instruction et plaidoiries attendues ce jeudi
Après l’identification des prévenus et l’accomplissement des formalités préliminaires, le tribunal a poursuivi l’examen du dossier. À l’issue de cette première audience, l’affaire a été renvoyée au jeudi 11 juin 2026. La prochaine audience sera consacrée à la poursuite de l’instruction ainsi qu’aux plaidoiries des différentes parties. Le jugement est attendu à l’issue de cette étape de la procédure.
La présence des avocats de la défense garantit le respect des droits des prévenus, tandis que la constitution de parties civiles ouvre la voie à une éventuelle indemnisation des victimes. Le tribunal devra examiner les preuves présentées par le ministère public et entendre les arguments des deux parties avant de rendre sa décision. La suite de l’audience permettra de préciser le calendrier judiciaire et les éventuelles demandes d’actes d’instruction complémentaires.
Article Ecrit par Cédric Botela
Sources: radiookapi.net, actu30.cd
