L’édition 2026 de l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) s’est achevée en province de l’Ituri dans des conditions globalement satisfaisantes, malgré un contexte sanitaire et sécuritaire complexe. Plus de 54 000 candidats étaient attendus dans 191 centres de passation, dont un situé à Kampala, en Ouganda, selon Balingiyete Likakatel, inspecteur principal provincial intérimaire de l’Éducation nationale. Le lancement officiel a eu lieu le jeudi 4 juin, conformément au calendrier du ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté.
Un déroulement rassurant malgré l’épidémie d’Ebola
La tenue de l’ENAFEP en pleine épidémie d’Ebola a nécessité une organisation rigoureuse pour protéger la santé des élèves et du personnel éducatif. Les autorités n’ont pas communiqué de mesures spécifiques, mais le bon déroulement des épreuves suggère que des précautions ont été prises pour limiter les risques de transmission. À Bunia, les candidats interrogés se sont dits satisfaits des conditions d’examen. Une élève a confié : « Les examens se sont bien passés. Nous avons travaillé toute l’année et nous espérons réussir. » Cette confiance témoigne d’une préparation continue, essentielle pour maintenir la qualité de l’apprentissage même en période de crise sanitaire. Pour les familles, cette étape représente un enjeu majeur : la réussite à l’ENAFEP conditionne l’accès au cycle secondaire, et donc la poursuite de la scolarité dans un contexte où l’éducation reste un levier de stabilité.
L’insécurité prive des centaines d’élèves de l’examen
Dans les territoires de Djugu et Mambasa, l’insécurité persistante a perturbé la participation de certains candidats. À Djugu, plus de 5 000 finalistes ont tout de même pu composer, avec une forte concentration dans la sous-division de Djugu 2, selon Jean Vianney Zabu. En revanche, dans la sous-division de Mambasa 2, plusieurs centaines d’élèves déplacés n’ont pas pu se présenter, en raison de l’activisme des rebelles ADF. Cette absence forcée illustre l’impact direct de l’insécurité sur le droit à l’éducation, privant des enfants d’une étape cruciale de leur parcours scolaire. Les déplacements de population, fréquents dans ces zones, compliquent le suivi régulier des cours et la préparation aux examens. Pour les autorités éducatives, ces absences représentent un défi supplémentaire dans l’évaluation du système scolaire provincial.
La résilience des acteurs éducatifs saluée
Malgré ces obstacles, les responsables du secteur éducatif ont souligné la résilience des élèves, des enseignants et des parents. Le maire de Bunia, le commissaire supérieur principal Bosco Mbuyi Kola, a exhorté les candidats à rester concentrés lors du lancement des épreuves, les encourageant à éviter toute distraction pour maximiser leurs chances de réussite. Cette mobilisation collective a permis de maintenir l’organisation de l’ENAFEP dans la majorité des centres, démontrant la capacité des communautés à s’adapter face aux crises. Les résultats de cet examen détermineront le passage des élèves au cycle secondaire, une transition essentielle pour leur avenir éducatif. Dans un environnement marqué par l’épidémie et l’insécurité, la tenue de ces épreuves constitue un signal positif pour les familles, qui y voient une forme de normalisation et un espoir de continuité pour leurs enfants.
Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
