La matinée du jeudi 4 juin 2026 a été marquée par une paralysie du boulevard Pont Ville à Boma, où des motocyclistes, communément appelés « wewistes », ont bloqué la circulation pour exprimer leur colère face à la hausse du prix du carburant. Cette augmentation, qui fait passer le litre d’essence de 2 500 FC à 3 000 FC, voire 3 500 FC dans certaines stations-service, pèse lourdement sur une activité entièrement dépendante du carburant.
Un coût d’exploitation qui étrangle les conducteurs
Pour les motocyclistes, le carburant représente le principal poste de dépense. Avec un prix qui grimpe jusqu’à 40 % dans certains cas, leur marge bénéficiaire se réduit considérablement. Concrètement, un conducteur qui dépensait 2 500 FC pour un plein doit désormais débourser 3 000 FC, voire 3 500 FC, pour la même quantité. Cette hausse se traduit par une baisse directe de leurs revenus quotidiens, car les charges fixes restent inchangées. Les manifestants rencontrés sur place dénoncent une situation qui rend leur métier de moins en moins viable.
Des répercussions immédiates sur les usagers
L’impact ne se limite pas aux conducteurs. Les tarifs des courses ont déjà augmenté, passant de 500 FC à 1 000 FC pour certains trajets urbains. Cette flambée des prix du transport touche directement les ménages de Boma, qui dépendent des motos-taxis pour leurs déplacements quotidiens. La mobilité dans la ville portuaire est ainsi compromise, avec un risque d’exclusion pour les populations les plus modestes.
Un appel à la régulation pour éviter l’escalade
Face à cette tension, les motocyclistes appellent les autorités compétentes à intervenir rapidement. Leur revendication est claire : une régulation urgente du marché des carburants pour stabiliser les prix et préserver leur activité. Sans action, la situation pourrait dégénérer, comme en témoigne le blocage du boulevard Pont Ville. Les manifestants espèrent une réponse qui permette de concilier la viabilité économique de leur secteur et l’accès des populations à un transport abordable.
Cette hausse du carburant illustre la fragilité d’un secteur où les coûts d’exploitation sont directement liés aux prix à la pompe. Pour les conducteurs de motos-taxis, chaque augmentation se répercute immédiatement sur leur capacité à générer un revenu suffisant. La dépendance au carburant est totale, et l’absence de mécanismes de stabilisation des prix expose ces travailleurs à des chocs économiques soudains. La manifestation de ce jeudi matin est un signal fort envoyé aux décideurs : sans intervention, c’est tout l’équilibre du transport urbain à Boma qui pourrait être menacé.
Article Ecrit par Amissi G
Source: actu30.cd
