La République démocratique du Congo perd chaque année des milliers d’hectares de forêt. Dans la province de l’Ituri, la déforestation galopante fragilise les écosystèmes et aggrave les effets du changement climatique. Face à cette urgence, chaque arbre planté devient un rempart contre la catastrophe environnementale. Samedi 25 avril, les Casques bleus de la MONUSCO ont posé un geste fort en plantant 200 arbres dans l’enceinte de l’Hôpital général de référence de Bunia. Une action qui résonne comme un appel à la responsabilité collective.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale de la Terre nourricière, célébrée chaque année le 22 avril. Mais au-delà du symbole, c’est une réponse concrète aux défis écologiques qui frappent la région. Les 200 plants de jacquier – un arbre fruitier réputé pour sa robustesse – offriront à terme un ombrage salutaire aux patients et au personnel soignant. « Cela va nous aider à améliorer le climat de l’hôpital. Nous avions des arbres qui ont vieilli. Ces nouveaux arbres offriront beaucoup d’ombrage, ce dont l’hôpital a réellement besoin », explique Lodjo Kisembo, cadre de l’établissement.
Mais l’enjeu dépasse les murs de l’hôpital. La MONUSCO, à travers cette opération de reboisement, entend sensibiliser la population de Bunia et de toute l’Ituri à l’importance cruciale de la plantation d’arbres dans la lutte contre le dérèglement climatique. Car les forêts, ces poumons verts de notre planète, sont en détresse. Chaque arbre abattu sans être remplacé aggrave l’érosion des sols, réduit la pluviométrie et accentue la chaleur urbaine. « Il faut que nous plantions des arbres dans notre environnement et dans nos parcelles. En plantant davantage d’arbres, nous aurons un climat plus favorable pour notre santé », insiste Rachel Sikomo Kavira, coordonnatrice de l’association Femme et Enfants.
Ce geste des Casques bleus illustre aussi le renforcement de la coopération civilo-militaire dans la province. Au-delà de leur mission première de protection des civils, les soldats de la MONUSCO s’investissent dans des actions environnementales qui favorisent un avenir durable. Une approche qui interpelle : et si chaque citoyen, chaque institution, chaque communauté emboîtait le pas ? La Journée de la Terre nous rappelle que la protection de l’environnement est l’affaire de tous. À Bunia, 200 arbres ont été plantés. Mais pour inverser la tendance, ce sont des milliers, voire des millions qu’il faudrait voir germer dans chaque coin de la RDC. La terre nourricière nous tend les bras : il est encore temps d’agir.
En plantant des arbres, on ne fait pas que reverdir un espace : on crée des îlots de fraîcheur, on améliore la qualité de l’air, on offre un refuge à la biodiversité. Dans un contexte où les impacts du changement climatique se font déjà sentir – sécheresses, inondations, canicules –, chaque action compte. La MONUSCO a montré l’exemple à Bunia, dans l’Ituri. Reste à savoir si cette étincelle saura embraser les consciences.
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: radiookapi.net
