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Cancer du sein à Kisangani: 14 cas dépistés, l’appel urgent au diagnostic précoce

Quatorze femmes ont reçu un diagnostic lors d’une journée cruciale de dépistage volontaire du cancer du sein à l’hôpital De Smet de Kisangani, dans la province de la Tshopo. Ce chiffre, révélé mardi 24 mars, met en lumière une réalité souvent occultée : le cancer du sein est une menace bien présente en République Démocratique du Congo, mais un dépistage précoce peut radicalement changer la donne. Cette campagne de santé à Kisangani démontre que lorsque les femmes osent franchir la porte d’un centre de diagnostic, elles font le choix le plus important : celui de la vie.

Mais pourquoi le dépistage du cancer du sein est-il si capital ? Imaginez que votre corps soit une maison. Un diagnostic précoce revient à repérer une petite fuite d’eau avant qu’elle ne provoque des dégâts structurels irréparables. Le Dr Landry Shulungu, manager de la formation médicale à l’hôpital De Smet, l’affirme sans ambages : la régularité du diagnostic est la clé pour augmenter les chances de guérison. Attendre que les symptômes deviennent visibles ou douloureux, c’est souvent laisser à la maladie un temps précieux pour se développer et se compliquer. Les campagnes de santé dans la Tshopo, comme celle-ci, sont donc des occasions vitales de briser le silence et la peur.

La promotrice de la structure médicale a salué le courage des participantes, soulignant que le cancer du sein n’est plus un sujet de honte ou de fatalité, mais un combat que l’on peut gagner. Ce message d’espoir est essentiel dans un contexte où les idées reçues persistent. Une patiente, ayant vécu l’expérience du dépistage du cancer du sein à Kisangani, témoigne avec une franchise touchante : « Je me suis donné le courage de venir, je me suis dépistée et tout va bien. J’encourage d’autres mamans à venir se faire dépister parce que le cancer, c’est mieux de faire dépister avant que la situation ne puisse se dégrader. » Son appel résonne comme une évidence : agir tôt sauve des vies.

Les données nationales confirment l’urgence d’agir. Selon une enquête récente de TARGET SARL, le cancer du sein représente 25 % des cancers féminins en RDC, se classant juste derrière le cancer du col de l’utérus (29 %). Ces chiffres traduisent un enjeu majeur de santé pour les femmes au Congo. Pourtant, de nombreuses congolaises n’ont pas encore accès à une information claire ou à des services de dépistage de proximité. Les symptômes initiaux – une boule dans le sein, un changement de texture de la peau, un écoulement anormal – sont parfois ignorés par méconnaissance.

Alors, que faire concrètement ? La première étape est la sensibilisation. Connaître son corps grâce à l’auto-examen mensuel est un geste simple et efficace. La seconde étape, indispensable, est la consultation médicale régulière, notamment à partir de 40 ans ou en cas d’antécédents familiaux. Les structures comme l’hôpital De Smet à Kisangani proposent des mammographies, examen clé pour un diagnostic fiable du cancer du sein. Il ne s’agit pas de vivre dans la crainte, mais dans la vigilance responsable. Comme le rappellent les professionnels de santé, un cancer du sein détecté à un stade précoce offre un taux de survie bien supérieur, et des traitements souvent moins lourds.

Cette campagne dans la Tshopo est donc bien plus qu’un simple bilan chiffré. Elle est un signal fort adressé à toutes les femmes de la région et du pays : le dépistage est un acte de pouvoir sur sa propre santé. Les quatorze cas diagnostiqués ne sont pas qu’une statistique ; ce sont quatorze parcours de soins qui ont pu démarrer à temps, quatorze chances supplémentaires de vaincre la maladie. La lutte contre le cancer du sein en RDC passe par la multiplication de telles initiatives et par la destruction des tabous. Le message est clair : face au cancer, l’arme la plus puissante reste la précocité du diagnostic. Prendre rendez-vous pour un dépistage, c’est déjà engager le combat, et c’est très souvent le gagner.

Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net

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Amissi G
Amissi G
Né à Lubumbashi, Yvan Ilunga est un passionné de la richesse culturelle du Congo. Expert en éducation et en musique, il vous plonge au cœur des événements culturels tout en mettant en lumière les initiatives éducatives à travers le pays. Il explore aussi la scène musicale avec une analyse fine des tendances artistiques congolaises, faisant d’Yvan une véritable référence en matière de culture.
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