Le cœur de la Ligue 1 congolaise bat au rythme d’une angoisse palpable du côté de Kinshasa. L’OC Renaissance Congo, un des clubs emblématiques de la capitale, est au bord du précipice. Plongé dans une crise financière aiguë, le club a enregistré deux lourdes défaites par forfait à Kindu, face à l’Étoile du Kivu et à l’AS Maniema Union. Ces résultats, synonymes de zéro point, pourraient bien sceller un destin funeste à six journées seulement de la fin de la phase classique. La relégation en division inférieure, un spectre qui hantait les couloirs du club, est désormais une menace tangible et immédiate. Comment un tel naufrage a-t-il été possible ? Et surtout, reste-t-il une lueur d’espoir pour les « Renais » ?
Dans ce contexte de crise profonde, la voix de Max Mayaka résonne comme un cri d’alarme. L’administrateur du club, l’un de ses pères fondateurs, a brisé le silence dans des termes sans équivoque. Interrogé sur la situation, il a exprimé une préoccupation profonde, insistant sur l’urgence d’une mobilisation générale. « Mon club d’appartenance, celui que j’ai contribué à voir naître, est aujourd’hui en difficulté », a-t-il déclaré, la gravité perceptible dans chaque mot. Pour lui, l’enjeu dépasse le simple classement sportif ; il s’agit de la survie même de l’entité. L’appel de Max Mayaka est clair : il est impératif d’apporter un soutien matériel et moral immédiat aux joueurs qui, malgré tout, « continuent de mouiller le maillot ». Sans cela, un troisième forfait, qui entraînerait automatiquement la relégation du club, semble inéluctable.
Mais la tempête qui frappe l’OC Renaissance Congo ne se limite pas aux terrains de Kindu ou aux difficultés trésorières. L’environnement du club est secoué par de violentes tensions internes. Des arrestations et des suspensions ont visé des supporters ayant réclamé le départ du président Willy Kindembe. Max Mayaka n’a pas esquivé le sujet, dénonçant fermement ces actes. « Quoi qu’il en soit, nous déplorons toutes ces arrestations, ces suspensions et ces actes antisportifs. Je ne peux m’empêcher de les dénoncer », a-t-il affirmé. Cette fracture au sein de la famille « Renai » affaiblit encore un peu plus le club, détournant l’attention de l’essentiel : la bataille pour le maintien en Ligue 1.
Face à ce double péril – sportif et structurel – l’administrateur lance un vibrant plaidoyer pour l’unité. Son discours est un rempart contre la fatalité. « Jusqu’où irons-nous avec ces querelles ? À qui profitent-elles ? », questionne-t-il, appelant à une introspection collective. Pour Max Mayaka, le temps des divisions est révolu. La priorité absolue doit être une réconciliation sincère entre toutes les parties prenantes du club. « Si cette équipe sombre et descend en division inférieure, il sera encore plus difficile de remonter. L’intérêt du club doit primer sur tout », a-t-il conclu, martelant un message de raison. Cette crise de l’OC Renaissance Congo est-elle le révélateur des maux plus profonds qui traversent le football congolais, où les ambitions sont trop souvent sacrifiées sur l’autel des conflits internes ?
L’heure est désormais au choix ultime. Les six dernières journées de la phase classique de la Ligue 1 congolaise représentent autant de batailles décisives pour l’OC Renaissance. Chaque match sera une finale, chaque point, une bouée de sauvetage. La solidarité dont parle Max Mayaka doit se matérialiser sur le terrain et dans les bureaux de la direction. Le club de la capitale se trouve à un carrefour historique : sombrer dans l’oubli des divisions inférieures ou se relever par la force du collectif. La saga de l’OC Renaissance Congo et son possible forfait Ligue 1 définitif est suivie avec attention par tout le football national. Les déclarations de Max Mayaka auront-elles le pouvoir de galvaniser les troupes et d’éviter une relégation football RDC qui marquerait un recul profond pour le club ? La réponse se jouera dans l’unité, ou dans le chaos. La crise club football Kinshasa atteint son paroxysme, et le compte à rebours est lancé.
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: footrdc.com
