Une rose rose déposée sur chaque bureau, un sourire échangé dans les couloirs du siège. Mardi 10 mars, la direction générale de Tenke Fungurume Mining (TFM) a marqué le lancement du mois de la femme par un geste simple mais puissant : offrir une fleur à chaque collaboratrice, salariée de l’entreprise ou des sociétés contractantes. Derrière ce symbole de respect et de gratitude se cache une ambition plus profonde, celle de redéfinir la place de la femme dans l’industrie minière congolaise.
Le CEO Li Leizhong était présent en personne, entouré de ses proches collaborateurs, pour honorer les femmes de TFM. Dans une atmosphère de franche convivialité, John Woto, le Directeur Général Adjoint, a salué leur dynamisme avant la remise des roses. « Ce geste, d’apparence anodine, exprime en réalité notre engagement à redonner à la femme la place qui lui revient », a-t-il souligné. Mais que signifie réellement cet engagement au-delà du symbole ? Il se traduit par une politique active d’épanouissement et d’autonomisation, tant en interne que dans les communautés riveraines de Tenke et Fungurume.
Le leadership féminin en RDC trouve à TFM un terreau fertile pour s’épanouir. L’entreprise encourage l’adhésion de ses employées à l’Association des Femmes dans les Mines en RDC (WIM RDC), connue à l’échelle continentale sous le nom d’AWIMA. Cette ouverture porte ses fruits, comme en témoigne la consécration récente de Christelle Lwaba, vice-présidente du comité des femmes de TFM. En février dernier, lors du prestigieux forum Investing in African Mining Indaba, elle a reçu le prix AWIMA Leadership Award dans la catégorie « Développement communautaire et impact social ».
Cette distinction, reçue aux côtés de Dorothée Masela, présidente de WIM RDC, et de Blessing Ngoie, présidente du comité des femmes de TFM, dépasse le simple parcours individuel. Elle récompense un engagement concret. Christelle Lwaba s’est illustrée par son implication dans des programmes de formation au traitement de l’eau pour les employés et les communautés. Elle a joué un rôle pionnier pour promouvoir les métiers liés à l’eau, a cofondé le réseau des Femmes des Sciences en entreprise pour inciter les jeunes filles vers les carrières scientifiques, et a porté des propositions audacieuses lors d’audits ESG pour favoriser l’accès des femmes à des postes de haute responsabilité.
« Cette victoire n’est pas seulement la mienne. Elle est celle de toutes celles qui croient que compétence, engagement et leadership féminin peuvent transformer notre industrie et nos communautés », a déclaré Christelle Lwaba. Son message résonne comme un appel à la résilience et un rappel que soutenir les femmes qui prennent des initiatives est une responsabilité collective. Dans un secteur historiquement masculin, son parcours devient une source d’inspiration et une preuve tangible que les barrières peuvent tomber.
Alors que le mois de la femme bat son plein dans les mines de RDC, l’action de Tenke Fungurume Mining interroge. Est-ce un simple exercice de communication ou le signe d’un changement structurel profond ? Les faits semblent pencher pour la seconde option. L’ambition affichée par la direction est de renforcer significativement la présence des femmes au sein de l’entreprise, notamment aux postes de direction. Les programmes d’autonomisation des femmes au Congo, soutenus par la société, visent à créer un écosystème où la femme n’est plus une exception mais une actrice centrale du développement.
La photo de famille qui a clôturé la cérémonie de remise des roses en dit long. Elle montre une complicité constructive entre les femmes et la direction. Dans le paysage minier congolais, souvent émaillé de défis sociaux et environnementaux, l’initiative de TFM ouvre une brèche. Elle pose les bases d’un nouveau modèle où la performance économique va de pair avec l’inclusion et l’équité. Le chemin reste long, mais chaque rose distribuée, chaque prix décerné, et chaque femme promue constitue un pas de plus vers une industrie minière plus juste et plus représentative de la société qu’elle sert. L’autonomisation des femmes n’est pas qu’un chapitre des rapports ESG ; c’est une condition sine qua non pour un avenir durable en République Démocratique du Congo.
Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: Actualite.cd
