Après la tempête, le calme et les travaux. Le Tout Puissant Mazembe a lancé, ce jeudi 12 mars, une opération de réparation express de son stade de Kamalando à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga. Une réponse immédiate aux dégâts causés lors du derby houleux face au FC Lupopo, interrompu le 8 mars dernier. Les équipes de maintenance sont à pied d’œuvre, focalisées sur la remise en état des sièges des supporters et des treillis métalliques protégeant l’aire de jeu. Objectif : guérir les blessures de l’enceinte et se remettre aux normes au plus vite.
Les troubles qui ont émaillé ce clash local ont laissé des traces visibles. Une véritable bataille hors terrain qui a contraint la Ligue nationale de football (LINAFOOT) à trancher : forfait pour les deux clubs. Un verdict tombé comme un couperet mercredi 11 mars, sanctionnant lourdement les débordements. Mais les Corbeaux ne restent pas les bras croisés. Sous l’impulsion directe de la haute hiérarchie, notamment du président sponsor, les réparations ont été ordonnées sans délai. “C’est sur l’instruction de la haute hiérarchie du Tout Puissant Mazembe, c’est-à-dire, le président sponsor – dès lors qu’il a vu tout ce qu’il y a eu comme dégâts dans notre stade – il a instruit le comité pour réparer ce qui a été cassé; en attendant les mesures de la Ligue nationale de football pour les réparations par rapport aux dégâts qu’il y a eu au stade”, explique Éric Nonga, le trésorier du club. Une démarche proactive qui montre la volonté de tourner la page.
Mais pourquoi cette urgence ? Au-delà de l’image du club, un enjeu crucial se profile à l’horizon. Ce dimanche 15 mars, le stade de Kamalando doit accueillir un quart de finale africain opposant le Maniema Union à l’USM Alger. Un match de grande ampleur qui exige une enceinte aux standards internationaux. Le TP Mazembe, en bon hôte, veut offrir un cadre digne de ce nom pour cette confrontation. Les travaux de réparation du stade sont donc une course contre la montre. Les ouvriers s’affairent, conscients que chaque minute compte. La réputation du football congolais, et plus particulièrement du Haut-Katanga, est en jeu.
Rappelons les faits : le derby Mazembe-Lupopo, toujours aussi explosif, a viré au cauchemar. Des incidents graves ont conduit à l’interruption de la rencontre, plongeant le stade dans le chaos. Les dégâts matériels sont significatifs, nécessitant une intervention rapide. La LINAFOOT, par sa décision de forfait, a envoyé un message fort : la violence n’a pas sa place dans le football. Des sanctions qui résonnent comme un avertissement pour l’ensemble du championnat.
Pour le TP Mazembe, ces réparations représentent plus qu’une simple maintenance. C’est un symbole de résilience. Le club montre qu’il peut rebondir après l’adversité, et qu’il prend ses responsabilités. Dans le paysage footballistique de la RDC, où les infrastructures sont souvent pointées du doigt, cette initiative est à saluer. Elle démontre un engagement envers la qualité des installations et la sécurité des supporters.
Et l’impact sur le football local ? Les actualités du Haut-Katanga sont marquées par cet épisode. Les troubles du derby, les sanctions de la Linafoot, et maintenant ces travaux rapides, dessinent une période mouvementée. Les supporters attendent de voir si le stade sera prêt à temps pour le match du Maniema Union. Une question qui passionne les passionnés de football dans toute la province.
En conclusion, le TP Mazembe prend les devants. Alors que la poussière du derby retombe à peine, les marteaux et les clés à molette ont pris le relais. Une métaphore de la reconstruction nécessaire après la tempête. Le club espère non seulement réparer son stade, mais aussi restaurer la sérénité dans ses murs. Le quart de finale du 15 mars sera le premier test. Gageons que l’enceinte de Kamalando, une fois remise à neuf, pourra à nouveau vibrer au rythme du beau jeu, sans les scories de la violence. Le football congolais mérite cela.
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: radiookapi.net
