La désillusion fut totale, amère, implacable. Ce samedi 28 février, les Léopards de la RDC se sont lourdement inclinés sur le parquet de Dakar, concédant une défaite sans appel 96 à 59 face aux Éléphants de Côte d’Ivoire. Une claque pour toute une nation qui suivait, le souffle coupé, cette deuxième journée capitale des éliminatoires du Mondial FIBA 2027. Le rêve d’une qualification, encore lointain, vient de prendre un sérieux coup de froid.
Pourtant, tout avait si bien commencé. Sous les yeux du ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, venu spécialement apporter son soutien aux hommes du sélectionneur, les Léopards sont entrés dans le match avec la morsure et la détermination qui font leur renommée. Le premier quart-temps fut même remporté, laissant poindre l’espoir d’une performance solide face aux favoris du groupe B. Mais cette étincelle fut de courte durée. Comme un feu de paille, elle s’est éteinte face à la tempête ivoirienne.
Que s’est-il passé ensuite ? Comment une équipe pleine de promesses a-t-elle pu s’effondrer de la sorte ? Les Éléphants, rompus aux compétitions de haut niveau, ont simplement haussé le ton, augmentant drastiquement l’intensité défensive et la précision offensive. Face à cette montée en puissance, le jeu congolais s’est désagrégé. Les passes sont devenues hasardeuses, la défense, poreuse, et l’attaque, stérile. Les fautes se sont accumulées, le rebond a été perdu, et le score a commencé à filer, inexorablement. Quart-temps après quart-temps, l’écart s’est creusé, jusqu’à atteindre un abyssal 37 points de différence. Un véritable naufrage collectif.
Cette contre-performance soulève de sérieuses questions à quelques mois seulement du début de la phase cruciale des qualifications. Les Léopards, emmenés par leurs cadres, ont-ils manqué de physique ? De lucidité tactique ? Le collectif a-t-il fait défaut face à l’adversité ? Une chose est certaine : ce revers complique dramatiquement la situation de la RDC dans ce groupe B des éliminatoires africaines pour le Mondial FIBA 2027. Avec une telle défaite, le goal-average prend un coup sévère, un paramètre qui pourrait tout décider dans une poule aussi serrée.
Le timing est cruel. Alors que la Dynamique du basket congolais semblait positive ces derniers mois, ce match vient rappeler la rigueur et la constance exigées au plus haut niveau. La présence ministérielle, symbolique, n’a pas suffi à inverser la tendance. Elle témoigne néanmoins de l’importance que les autorités accordent à cette discipline et à la qualification pour le Mondial 2027, un objectif majeur pour la fédération.
Mais en sport, il n’y a pas de temps pour le regret. L’échéance suivante arrive à grande vitesse, et elle est vitale. Dès ce dimanche 1er mars, les Léopards devront se relever pour affronter le Sénégal, le pays hôte de ce tournoi, devant son public chauffé à blanc. Le défi est immense, mais la mission est claire : la victoire est impérative. Une nouvelle défaite placerait la RDC au bord de l’élimination prématurée et la condamnerait vraisemblablement à la dernière place de ce groupe de quatre nations. L’enjeu est donc existentiel.
Ce match contre les Lions de la Téranga représente bien plus qu’une simple rencontre de basket. C’est un test de caractère, une occasion de rachat immédiat, un ultime recours pour garder le contrôle de son destin dans ces éliminatoires du Mondial FIBA 2027. Les joueurs sauront-ils tirer les leçons de la déroute face à la Côte d’Ivoire ? Trouveront-ils les ressources mentales et physiques pour résister à la pression sénégalaise ? La réponse se fera sur le parquet.
Le parcours des Léopards vers le Mondial 2027 traverse une zone de fortes turbulences. La défaite contre la Côte d’Ivoire est un coup dur, mais elle ne doit pas être un coup fatal. L’histoire du sport est pavée de ces résurrections inattendues. Tout reste possible, à condition de montrer un visage radicalement différent. Le basket congolais, et avec lui tous les supporters de RDC basket, attendent maintenant une réaction de fierté. Le temps des excuses est révolu, place à l’action.
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: radiookapi.net
