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Accord minier Gold Connect-RDC : 500 millions de dollars pour formaliser l’or artisanal

La République démocratique du Congo vient de sceller un partenariat économique majeur avec la société américaine Gold Connect, via un accord-cadre de 500 millions de dollars destiné à financer les coopératives minières et à structurer le secteur aurifère artisanal. Cet investissement massif, coordonné par le ministère des Mines et transitant par le Fonds social, marque un tournant stratégique pour l’exploitation artisanale de l’or au Congo. Mais comment ce financement va-t-il transformer un secteur souvent informel et fragilisé ?

Lors d’un café de presse tenu à Kinshasa, le directeur général du Service d’assistance et d’encadrement de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (SAEMAPE), Jean-Paul Kapongo, a salué cet “accord minier Gold Connect RDC” comme un “partenariat historique”. Il a précisé que les fonds, d’un montant de 500 millions de dollars, seront gérés par le Fonds social, placé sous la tutelle de la présidence, afin de garantir leur crédibilité et leur sécurisation. Cette enveloppe financière vise spécifiquement le financement des coopératives minières, dans le cadre du programme AXIS, dont l’objectif est de renforcer la structuration du secteur.

Jean-Paul Kapongo a également répondu aux critiques évoquant un possible bradage des ressources minières par le chef de l’État. Pour le DG du SAEMAPE, il s’agit au contraire d’un deal stratégique avec les États-Unis, susceptible d’apporter une stabilité et un cadre légal à l’exploitation artisanale de l’or Congo. “Le chef de l’État n’a pas bradé les minerais de la République”, a-t-il affirmé, soulignant que cet accord permettra de valoriser les ressources nationales tout en attirant des investissements étrangers responsables.

Au-delà du financement, l’accord prévoit une mutation profonde du secteur artisanal. Jean-Paul Kapongo a insisté sur la nécessité de faire évoluer l’exploitation artisanale vers la petite mine, grâce à une formalisation accrue des activités. “Je veux que les Congolais deviennent les propriétaires de leurs propres titres miniers et des entités de traitement”, a-t-il déclaré, lançant un appel aux exploitants artisanaux d’or pour qu’ils régularisent leur statut. Cette formalisation est une condition sine qua non pour accéder aux financements prévus par l’accord.

Dans cette optique, le SAEMAPE annonce la distribution prochaine de zones d’exploitation artisanales, afin d’organiser spatialement et juridiquement les activités. Cette mesure devrait permettre une meilleure traçabilité de l’or, une réduction des conflits fonciers et une augmentation de la productivité. L’exploitation artisanale or Congo, souvent associée à des conditions précaires et à une faible rentabilité, pourrait ainsi entrer dans une ère de professionnalisation et de croissance durable.

Par ailleurs, Jean-Paul Kapongo a étendu son appel à la diaspora congolaise, l’invitant à investir dans le secteur minier national. Cet investissement 500 millions dollars mines n’est que le premier pas, selon lui, vers une appropriation locale des ressources. La diaspora, par son expertise et ses capitaux, pourrait jouer un rôle clé dans le développement d’entités de traitement et de commercialisation, créant ainsi une chaîne de valeur intégrée sur le territoire congolais.

Sur le plan économique, cet accord représente un levier financier considérable pour l’économie congolaise. Le secteur minier, moteur traditionnel de la croissance, pourrait voir sa contribution augmenter grâce à la formalisation et au financement des coopératives minières. Les 500 millions de dollars injectés devraient permettre de moderniser les techniques d’extraction, d’améliorer les conditions de travail et de booster les exportations d’or. Toutefois, cet optimisme doit être tempéré par les défis de gouvernance et de transparence qui persistent dans le secteur.

En conclusion, l’accord minier Gold Connect-RDC ouvre une nouvelle page pour l’exploitation artisanale de l’or en République démocratique du Congo. Si la formalisation et le financement des coopératives minières sont menés à bien, ils pourraient transformer un secteur informel en un pilier structuré de l’économie nationale. La réussite de ce partenariat historique dépendra de la capacité des autorités à garantir une gestion rigoureuse des fonds et à impliquer tous les acteurs, des exploitants artisanaux aux investisseurs étrangers. L’appel de Jean-Paul Kapongo résonne ainsi comme un catalyseur pour une mutation tant attendue.

Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net

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Amissi G
Amissi G
Né à Lubumbashi, Yvan Ilunga est un passionné de la richesse culturelle du Congo. Expert en éducation et en musique, il vous plonge au cœur des événements culturels tout en mettant en lumière les initiatives éducatives à travers le pays. Il explore aussi la scène musicale avec une analyse fine des tendances artistiques congolaises, faisant d’Yvan une véritable référence en matière de culture.
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