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Matricide à Kisenso : un fils tue, démembre et congèle sa mère pour un litige financier

La quiétude de la commune de Kisenso, dans la partie méridionale de la capitale congolaise, a été violemment rompue ce mercredi 25 février, suite à la découverte d’un crime d’une brutalité inédite. Un homme, âgé d’une trentaine d’années, a été interpellé par les forces de l’ordre pour le meurtre de sa propre mère, suivie d’un acte de démembrement et de la conservation des restes dans un congélateur domestique. Cette affaire sordide, qui plonge un quartier dans l’horreur, pose de graves questions sur les fractures familiales et sociales en République Démocratique du Congo.

L’alerte a été donnée par une odeur insoutenable de décomposition émanant d’une habitation, poussant les riverains à avertir les autorités. Les services de sécurité, après avoir forcé la porte, ont découvert une scène d’une atrocité rarement égalée. Les premiers éléments indiquent que le corps de la victime avait été sectionné, une partie ayant été soumise à une cuisson sommaire. L’enquête préliminaire a rapidement conduit à l’arrestation du fils de la défunte, retrouvé en état de cachette sous un lit, en possession d’une arme blanche.

Lors de sa mise en garde à vue, le suspect a fourni des aveux circonstanciés aux enquêteurs. Le mobile de cet acte effroyable serait purement financier. L’homme, présenté comme un ancien expulsé d’Europe, aurait confié à sa mère le produit de la vente d’une parcelle. Un litige concernant la restitution de ces fonds aurait engendré un conflit insoluble, conduisant à un passage à l’acte d’une violence extrême. Comment un différend pécuniaire peut-il ainsi dégénérer en un crime aussi barbare ? Cette question hante désormais la communauté de Kisenso et au-delà.

Le bourgmestre de la commune, Godé Atswel, a apporté des précisions glaçantes lors d’un point presse. « Le mis en cause affirme avoir remis l’argent de sa parcelle à sa mère et que celle-ci refusait de le lui restituer », a-t-il déclaré. Il a poursuivi en décrivant l’indicible : « Il a fini par la tuer avant de la découper en morceaux. Une partie de la chair a été grillée et consommée, tandis que le reste, notamment le tronc et la tête, a été placé dans le congélateur. C’est à cause de la décomposition des chairs, due aux coupures d’électricité, que les voisins ont senti l’odeur. » Ces révélations confirment la préméditation et la monstruosité des faits reprochés.

Face à la nature exceptionnelle de ce crime familial à Kinshasa, les autorités judiciaires ont annoncé une réponse pénale immédiate. Une audience foraine a été programmée dès le jeudi 26 février, soit le lendemain de l’arrestation. Cette procédure de flagrance, prévue par le code de procédure pénale congolais, vise à juger rapidement les auteurs de crimes dont la culpabilité semble évidente, afin que la justice soit rendue dans un délai rapproché et serve d’exemple dissuasif. L’organisation d’une telle audience foraine en RDC dans un cas de cette nature souligne la volonté des magistrats de traiter avec célérité les actes les plus graves.

L’individu, actuellement écroué au cachot de la Police nationale congolaise (PNC), devra répondre des charges de meurtre avec préméditation et de violation sépulture. Le parquet a d’ores et déjà ouvert une information judiciaire pour circonstancier l’affaire. Une expertise médico-psychologique sera vraisemblablement ordonnée par le juge d’instruction afin de déterminer la responsabilité pénale du prévenu et d’évaluer son degré de discernement au moment des faits. Cette étape est cruciale pour établir si des troubles mentaux ont pu influencer son comportement.

L’arrestation à Kisenso marque le début d’un long processus judiciaire. La communauté, encore sous le choc, attend que la lumière soit faite sur toutes les circonstances de ce drame. Les procureurs de la République devront constituer un dossier solide, rassemblant les preuves matérielles, les auditions des témoins et les conclusions des experts. Cette affaire de démembrement d’une mère par son fils rappelle tragiquement que les violences intra-familiales peuvent atteindre des paroxysmes inimaginables, exigeant une réponse ferme et éclairée de la justice.

Les prochaines étapes consisteront en la tenue de l’audience foraine, qui pourrait aboutir à un renvoi devant le tribunal de grande instance pour un procès en assises, compte tenu de la qualification criminelle retenue. La société congolaise observe avec attention le déroulement de cette procédure, espérant qu’elle contribue à apaiser les tensions et à réaffirmer l’autorité de la loi face à la barbarie.

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net

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