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Intégration économique Afrique centrale : l’ABCA acte des avancées majeures

L’économie de l’Afrique centrale se trouve à un carrefour décisif. Lors d’une réunion stratégique tenue à Kinshasa sous l’égide de la Banque Centrale du Congo (BCC), les gouverneurs des institutions monétaires de la sous-région ont réaffirmé avec force leur volonté d’accélérer le processus d’intégration économique et monétaire. Présidant les travaux en sa qualité de président en exercice de l’Association des Banques Centrales Africaines (ABCA), André Wameso a planté le décor en plaidant pour une coopération renforcée, véritable levier indispensable à la transformation structurelle des économies locales. Cette rencontre, bien plus qu’un simple rituel diplomatique, s’est transformée en une évaluation rigoureuse des progrès et des écueils sur la voie d’une harmonisation politique monétaire effective.

La réunion des gouverneurs, point d’orgue d’un processus de deux jours de travaux techniques d’experts, s’est concentrée sur l’examen minutieux de la mise en œuvre des décisions issues de la 47e réunion ordinaire du Conseil des Gouverneurs pour l’Afrique centrale. Comment mesurer concrètement l’avancée vers une plus grande intégration économique Afrique centrale ? La réponse a résidé dans l’analyse sans concession de deux piliers fondamentaux : le Programme de coopération monétaire et le programme d’harmonisation du cadre de la politique monétaire au sein de la sous-région. Les délégations de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), de la Banque Centrale de Sao Tomé-et-Principe et de la BCC ont ainsi passé au crible les réalisations, établissant un diagnostic partagé des forces et des faiblesses du dispositif régional.

Les échanges, d’une densité technique remarquable, ont principalement orbité autour du niveau de convergence des indicateurs macroéconomiques. Cette convergence macroéconomique constitue la colonne vertébrale de tout projet d’intégration monétaire approfondie. Sans une maîtrise concertée de l’inflation, des déficits publics ou de la dette, toute ambition d’alignement des politiques reste vaine. Les discussions ont également mis en lumière l|impérative nécessité d’une coordination des politiques monétaires plus étroite, ainsi que le renforcement des mécanismes de surveillance financière régionale. Dans un environnement financier globalisé et volatile, la solidité du système bancaire de chaque État membre est indissociable de la stabilité de l’ensemble.

Face à ce constat, les gouverneurs ont réaffirmé, d’une seule voix, leur engagement à poursuivre l’alignement progressif des instruments de politique monétaire et des dispositifs de supervision financière. Cet engagement traduit une volonté politique tangible de dépasser les souverainetés monétaires strictes pour construire un espace économique cohérent et résilient. L’harmonisation politique monétaire n’est plus une simple option théorique mais une trajectoire obligée pour stimuler les investissements intra-régionaux et affronter les chocs externes avec plus d’efficacité.

La Banque Centrale du Congo BCC réunion a par ailleurs servi de cadre pour anticiper les défis de demain. L’ordre du jour a intégré des questions d’une brûlante actualité : la stabilité financière à l’ère de la digitalisation, l’inclusion financière et l’innovation technologique. Ces thèmes ont été élevés au rang de priorités pour le prochain Séminaire continental et le Symposium des Gouverneurs de l’ABCA, prévus dans le courant de l’année. La révolution numérique, avec ses promesses mais aussi ses risques en matière de cybersécurité et de stabilité des paiements, impose une réflexion collective et proactive de la part des autorités monétaires.

Au final, cette session de Kinshasa marque une étape significative dans le long chemin vers une union monétaire plus aboutie en Afrique centrale. L’Association Banques Centrales Africaines ABCA apparaît comme l’architecte essentiel de cette ambition. Cependant, le chantier reste immense. La persistance d’asymétries économiques entre les pays membres, la volatilité des prix des matières premières et la nécessité de réformes structurelles domestiques constituent autant d’obstacles à surmonter. La véritable question est de savoir si cette dynamique de coordination pourra se traduire par des gains tangibles en matière de croissance inclusive et de création d’emplois pour les populations. L’avenir de l’intégration économique Afrique centrale se joue aujourd’hui dans la capacité de ses institutions à transformer les engagements de Kinshasa en réalités concrètes sur le terrain.

Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net

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Amissi G
Amissi G
Né à Lubumbashi, Yvan Ilunga est un passionné de la richesse culturelle du Congo. Expert en éducation et en musique, il vous plonge au cœur des événements culturels tout en mettant en lumière les initiatives éducatives à travers le pays. Il explore aussi la scène musicale avec une analyse fine des tendances artistiques congolaises, faisant d’Yvan une véritable référence en matière de culture.
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