La route vers la Coupe du Monde 2026 passe aussi par les salles de classe et les terrains d’entraînement des hommes en noir. Alors que les équipes nationales peinent sur les terrains, une autre bataille, tout aussi cruciale, se prépare dans l’ombre : celle de l’arbitrage. La Confédération Africaine de Football (CAF) a décidé de mettre les bouchées doubles en organisant un séminaire d’élite à Doha, au Qatar, du 23 au 27 février. Objectif affiché : forger une génération d’arbitres africains prête à briller sur la plus grande scène footballistique mondiale et à « mieux vendre l’image footballistique du continent ».
Parmi l’élite convoquée pour ce stage de haut vol, un nom résonne particulièrement en République Démocratique du Congo : Jean-Jacques Ndala Ngambo. La présence de l’arbitre international congolais à ce rassemblement n’est pas un hasard. Elle sonne comme une consécration et une confiance renouvelée des instances continentales envers l’un des sifflets les plus respectés d’Afrique. Après avoir officié avec brio lors de la finale de la CAN 2023, Ndala confirme ainsi son statut de valeur sûre, incontournable pour les grands rendez-vous.
Mais que va-t-il se passer exactement dans les salles climatisées de Doha ? Loin d’être une simple formalité, ce séminaire s’apparente à une véritable mise sous tension avant l’échéance planétaire. Le programme est chargé et vise plusieurs objectifs clés. Premier axe : l’harmonisation des interprétations des lois du jeu. À l’ère de la VAR et d’un football de plus en plus rapide, chaque décision millimétrée est passée au crible. Unifier le regard et la lecture du jeu des arbitres congolais et de leurs pairs africains est essentiel pour éviter les controverses et asseoir une crédibilité sans faille.
Deuxième pilier de cette formation arbitres CAF : la préparation physique et technique. Le Mondial moderne exige des officiels une condition athlétique de haut niveau, capable de suivre le rythme effréné des meilleurs joueurs de la planète pendant 90 minutes, et souvent plus. Des ateliers spécifiques seront donc dédiés à l’endurance, la vitesse de réaction et la prise de position optimale sur le terrain. Car un arbitre bien placé est un arbitre qui prend les bonnes décisions.
Enfin, ce séminaire Qatar arbitres servira à familiariser les participants aux exigences et à l’atmosphère unique d’une Coupe du Monde. Gestion du stress, relations avec les équipes, utilisation des technologies… Rien ne sera laissé au hasard pour que l’Afrique soit représentée par ses meilleurs éléments, techniquement et mentalement aguerris.
Jean-Jacques Ndala Ngambo ne sera pas seul à porter les couleurs de l’excellence arbitrale africaine. Il côtoiera pendant ces cinq jours une pléiade de stars du sifflet, formant un casting de rêve. On y trouvera l’Égyptien Amin Omar, l’Algérien Mustapha Ghorbal, le Sénégalais Issa Sy ou encore le Marocain Jalal Jayed. Cette concentration de talents illustre la volonté de la CAF de constituer un groupe soudé et homogène, capable de rivaliser avec les arbitres européens ou sud-américains traditionnellement dominants lors des phases finales.
Pour la RDC, la présence de Ndala est une fierté nationale et un signal fort. Elle prouve que le football congolais, au-delà de ses joueurs talentueux, peut aussi produire des cadres techniques et arbitraux de calibre mondial. Cet événement est-il le signe que l’arbitre congolais pourrait être sélectionné pour officier lors de la Coupe du Monde 2026 organisée en Amérique du Nord ? Tout le laisse espérer. Sa trajectoire ascendante, marquée par des performances remarquées dans les compétitions continentales et interclubs, en fait un candidat sérieux.
Le chemin est encore long, mais ce stage au Qatar représente une étape décisive. C’est l’occasion pour Jean-Jacques Ndala de peaufiner son art, d’échanger avec les meilleurs et de démontrer une fois de plus sa solidité. Le football congolais a les yeux rivés sur Doha, attendant de voir son ambassadeur en noir franchir un nouveau palier. La réussite d’un seul arbitre africain sur la scène mondiale rejaillit sur tout le continent. Alors, Ndala et ses collègues sont-ils prêts à relever le défi et à écrire une nouvelle page de l’histoire de l’arbitrage africain ? Réponse dans les stades de la Coupe du Monde 2026.
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: radiookapi.net
