Dans l’Est de la République démocratique du Congo, où les conflits et la précarité entravent l’accès aux soins, une lueur d’espoir se dessine pour les mères et leurs enfants. L’ONG internationale humanitaire française Action contre la Faim (ACF), en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie franco-congolaise, vient de finaliser un projet vital de réhabilitation centres de santé Ituri et au Nord-Kivu. Concrètement, neuf centres de santé et sept maternités ont été remis en état et équipés dans les zones de Drodro, en Ituri, et de Bambo, au Nord-Kivu. Cette initiative, financée à hauteur de 25 810 USD, a pour objectif principal de soutenir la santé maternelle RDC et infantile, ciblant les populations les plus vulnérables.
Mais pourquoi un tel effort est-il si crucial dans cette région ? L’Est de la RDC est marqué par des décennies d’instabilité, où les structures de santé, souvent endommagées ou sous-équipées, peinent à offrir des services de base. Pour une femme sur le point d’accoucher ou un enfant souffrant de malnutrition, l’absence d’un centre de santé fonctionnel peut devenir une question de vie ou de mort. La réhabilitation centres de santé Ituri et au Nord-Kivu n’est donc pas une simple rénovation de bâtiments ; c’est une bouée de sauvetage. Julie Drouet, directrice pays d’Action contre la Faim, explique que ces travaux permettent d’« assurer un accès plus sûr et plus digne aux soins ». Imaginez : des murs solides, de l’eau propre, du matériel médical basique. Ces éléments, qui paraissent évidents, font toute la différence entre un accouchement dans des conditions dangereuses et une prise en charge médicalisée.
L’action humanitaire Est Congo portée par ACF et ses partenaires a un impact quantifiable. Selon les estimations, les centres de santé Bambo et ceux de Drodro permettront désormais d’effectuer au moins 13 000 consultations mensuelles pour les mères et les enfants. Cela représente des milliers de vies potentiellement sauvées grâce à des soins prénatals, des vaccinations, des traitements contre la malnutrition ou des accouchements assistés. Hélène Duffar Champredon, directrice générale de la Chambre de commerce franco-congolaise, insiste sur l’importance de cette mobilisation : « Nous avons mobilisé pour une association qui œuvre dans la lutte contre la faim dans l’Est. […] pour obtenir un montant significatif afin d’avoir un impact réel sur la santé des populations. » L’engagement du secteur privé, via des sponsors et des donateurs, est ici essentiel pour donner une ampleur concrète à des projets de développement.
Au-delà des chiffres, comment se traduit cette amélioration sur le terrain ? Prenons l’exemple d’une maternité réhabilitée. Auparavant, les femmes devaient parfois marcher des kilomètres pour trouver une structure où le toit ne fuyait pas et où une sage-femme était présente. Désormais, elles ont accès à un espace sécurisé, équipé pour les urgences obstétricales. Pour les agents de santé, travailler dans un environnement fonctionnel renforce leur motivation et leur efficacité. La santé maternelle RDC est un pilier du développement, et investir dans ces structures, c’est investir dans l’avenir de toute une communauté. L’initiative dans les centres de santé Bambo et en Ituri montre qu’avec des ressources ciblées et une gestion transparente, comme le souligne la Chambre de commerce, des progrès tangibles sont possibles.
Que faut-il retenir de ce projet ? D’abord, la puissance des partenariats. L’alliance entre une ONG experte comme Action contre la Faim Nord-Kivu et Ituri, et le monde économique représente un modèle prometteur pour d’autres interventions. Ensuite, l’importance de concentrer les efforts sur des infrastructures de base. Améliorer l’accès aux soins primaires et à la santé reproductive est une priorité absolue pour réduire la mortalité. Enfin, cette action rappelle que l’humanitaire Est Congo ne se limite pas à l’aide d’urgence ; il inclut un travail de fond pour reconstruire et renforcer les systèmes de santé locaux.
Pour les populations de Drodro et de Bambo, l’espoir est maintenant matérialisé par des bâtiments rénovés et du matériel neuf. Le chemin vers une couverture santé universelle en RDC est long, mais chaque pas compte. La réhabilitation de ces seize structures est plus qu’un geste de charité ; c’est un acte de justice sociale qui redonne de la dignité et améliore concrètement les conditions de vie. Il appartient maintenant aux autorités sanitaires locales et aux communautés de s’approprier ces centres pour en assurer la pérennité, garantissant ainsi que chaque mère et chaque enfant puissent bénéficier du droit fondamental à la santé.
Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net
