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Obed Tshilomboyi lance sa trilogie et des projets vitaux pour l’avenir du Congo

Dans l’écrin culturel du Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa, une onde vibrante a traversé l’assemblée, ce vendredi 20 février. L’air était chargé d’une attente palpable, celle qui précède la naissance d’une œuvre. C’est dans ce sanctuaire des arts que Obed Tshilomboyi, plume émergente de la littérature congolaise, a dévoilé au public le fruit d’un travail de longue haleine : la trilogie « Ifoku », « Mukole » et « Maliza ». Plus qu’un simple vernissage, cette soirée s’est érigée en manifeste, un appel vibrant à l’union des forces pour sculpturer un avenir meilleur.

Les trois ouvrages, parus aux éditions Le Temps d’un Roman et LVL Rédaction, ne sont pas de simples volumes alignés sur une étagère. Ils forment les pierres angulaires d’un édifice bien plus vaste, le projet multisectoriel « Le Cœur de Kinshasa ». Chaque page semble résonner des battements de la capitale, captant ses espoirs, ses luttes et sa résilience. La présentation de ces livres Ifoku Mukole Maliza a transcendé le cadre littéraire pour épouser les contours d’une cérémonie d’engagement. L’auteur, dans un discours empreint de gravité et d’espoir, a lancé un appel aux Congolais de tous horizons. Son message ? La nécessité impérieuse de conjuguer les efforts en une synergie créatrice, une symphonie d’actions concertées pour le bien-être de l’humanité tout entière. Sa voix, portée par la conviction, questionnait l’auditoire : sommes-nous prêts à être les architectes de notre destin commun ?

Cette interrogation rhétorique a trouvé un écho immédiat dans l’annonce qui a suivi. Le vernissage Kinshasa a en effet servi de rampe de lancement à trois programmes économiques d’envergure, dessinant les contours d’un futur à bâtir. Le premier pilier s’ancre dans l’éducation, ce terreau fertile sans lequel aucune graine de progrès ne peut germer. Le deuxième s’attaque à l’un des défis les plus pressants de notre époque : la lutte contre le changement climatique. Comment la littérature peut-elle inspirer une action écologique concrète ? Les réponses semblent se nicher dans la trame narrative de la trilogie, invitant à une reconnexion avec notre environnement. Enfin, le troisième programme vise l’autonomisation des femmes et des enfants, reconnaissant en eux la force motrice et la promesse d’une société renouvelée.

L’atmosphère de la soirée oscillait entre la solennité d’un engagement collectif et la chaleur festive d’une célébration culturelle. Les visiteurs feuilletaient les premiers exemplaires, captivés par les couvertures évocatrices, tandis que les discussions allaient bon train sur la portée de ces projets éducation climat. L’œuvre d’Obed Tshilomboyi se présente ainsi comme un pont, un lien tangible entre la création artistique et l’action socio-économique. Sa prose, décrite comme à la fois poétique et ancrée dans le réel, ne se contente pas de raconter des histoires ; elle aspire à en écrire de nouvelles, collectives cette fois. La trilogie devient alors une métaphore du parcours congolais : commencer (« Ifoku »), persévérer (« Mukole ») et achever (« Maliza ») le grand œuvre de la reconstruction nationale et humaine.

Quel impact une telle initiative peut-elle avoir sur le paysage culturel et social de la République Démocratique du Congo ? La force de cet événement réside dans son approche holistique. Il ne s’agit pas seulement de promouvoir la littérature congolaise sur la scène internationale, mais de l’utiliser comme un levier pour soulever des montagnes de défis. En associant inextricablement la sortie d’une œuvre littéraire à la mise en route de programmes concrets, Obed Tshilomboyi et les porteurs du projet « Le Cœur de Kinshasa » redéfinissent le rôle de l’artiste dans la cité. L’écrivain n’est plus un observateur distant, mais un acteur engagé, un catalyseur du changement. Cette soirée du 20 février restera peut-être dans les annales comme le moment où la culture a cessé d’être un miroir pour devenir un marteau, forgé pour sculpter la réalité.

Article Ecrit par Yvan Ilunga
Source: radiookapi.net

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Yvan Ilunga
Yvan Ilunga
Né à Lubumbashi, Yvan Ilunga est un passionné de la richesse culturelle du Congo. Expert en éducation et en musique, il vous plonge au cœur des événements culturels tout en mettant en lumière les initiatives éducatives à travers le pays. Il explore aussi la scène musicale avec une analyse fine des tendances artistiques congolaises, faisant d’Yvan une véritable référence en matière de culture.
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