Depuis deux longs mois, les salles de classe des territoires de Kutu et d’Oshwe, au cœur de la province éducationnelle Mai Ndombe 3, sont étrangement silencieuses. Le mouvement de grève enseignants Mai Ndombe, déclenché par le non-paiement des salaires, a plongé le système éducatif local dans une paralysie inquiétante. Les enseignants, piliers souvent oubliés de l’édifice national, réclament simplement le versement de quatre mois d’arriérés salaires enseignants RDC, couvrant la période d’octobre 2025 à janvier 2026. Face au silence des autorités, leur détermination est de fer : pas de reprise des cours sans un règlement intégral.
Comment en est-on arrivé à une situation aussi bloquée ? La colère, contenue pendant des semaines, a fini par exploser, laissant des milliers d’élèves en rade. Pour ces familles, chaque jour sans école est un coup porté à l’avenir de leurs enfants. La perspective d’une année blanche Mai Ndombe commence à germer dans tous les esprits, une hypothèse catastrophique qui signifierait une perte irrémédiable pour toute une génération scolaire. Les enseignants, quant à eux, sont pris entre leur devoir et la nécessité de subvenir aux besoins de leur propre famille. Comment exercer son métoir avec dignité lorsque le salaire, déjà modeste, ne parvient plus à tomber ?
« Nous craignons que cette année soit blanche au Mai Ndombe 3 parce qu’il n’y a toujours pas de solution. Si on arrive à la fin du mois de février, ça sera compliqué », alerte Juscar Mbukela, porte-parole de l’intersyndicale enseignants Congo active dans cette province éducationnelle Mai Ndombe 3. Son témoignage est un cri d’alarme lancé aux responsables à tous les niveaux. Il pointe du doigt l’absence totale de communication de la part des institutions financières chargées du paiement. Cette opacité nourrit l’inquiétude et la défiance. Que se cache-t-il derrière ce silence ? Des difficultés administratives, un problème de trésorerie, ou simplement un manque de priorité accordée à l’éducation dans cette région ?
La situation actuelle dans la province éducationnelle Mai Ndombe 3 pose des questions fondamentales sur la valeur accordée à l’école en République Démocratique du Congo. Les réformes et les discours politiques insistent sur l’importance de l’éducation, socle du développement. Pourtant, sur le terrain, les acteurs premiers que sont les enseignants se heurtent à des réalités économiques brutales. Cette grève n’est pas un simple conflit social de plus ; elle est le symptôme d’une fracture plus profonde. Jusqu’à quand les promesses de l’école gratuite pourront-elles coexister avec l’impayé chronique des éducateurs ?
Les conséquences vont bien au-delà des simples arriérés salaires enseignants RDC. L’arrêt prolongé des cours crée un vide éducatif difficile à combler. Les élèves, surtout les plus vulnérables, risquent de décrocher définitivement. Les familles qui le peuvent se tournent parfois vers des solutions privées, creusant davantage les inégalités. Pour les autres, c’est l’oisiveté et ses risques qui guettent. Le spectre de l’année blanche Mai Ndombe n’est donc pas une menace abstraite, mais un scénario réel qui se construit jour après jour de grève.
Que faire pour sortir de cette impasse ? La balle est clairement dans le camp des autorités compétentes, tant provinciales que nationales. L’intersyndicale enseignants Congo demande une implication urgente et une réponse favorable pour débloquer les salaires. Une solution rapide et transparente est la seule issue pour éviter le naufrage de toute une année scolaire. La communauté éducative et les parents d’élèves attendent un signe fort, un geste qui redonnera confiance et permettra de tourner la page de cette grève enseignants Mai Ndombe.
L’enjeu est de taille. Il en va de la crédibilité du système éducatif congolais et de l’avenir immédiat de milliers d’enfants dans les territoires de Kutu et d’Oshwe. Résoudre cette crise des arriérés salaires enseignants RDC dans la province éducationnelle Mai Ndombe 3 serait bien plus qu’un simple règlement comptable ; ce serait un investissement essentiel dans le capital humain du pays. Le temps presse, et chaque jour perdu rapproche un peu plus de l’irréparable. L’éducation peut-elle vraiment se permettre de tels retards ?
Article Ecrit par Yvan Ilunga
Source: Actualite.cd
