Le FC Renaissance du Congo vient de prendre une décision lourde de conséquences pour son avenir. Après la déroute cinglante face au Céleste FC (0-5), le club a tiré un trait sur l’ère Alex Ntumba et ouvre un nouveau chapitre sous la houlette de Kiki Makengele. Un changement de capitaine en pleine tempête, alors que le navire menace de sombrer en Ligue 2. La mission du nouvel homme fort ? Rien de moins que le sauvetage, le maintien en Ligue 1 RDC, un objectif qui semble aussi précieux qu’un diamant dans la boue de ce championnat national congolais acharné.
Le Stade Tata Raphaël a été le théâtre d’un naufrage le week-end dernier, une humiliation qui a sonné le glas pour l’ancien staff. En réaction, la direction a choisi l’expérience et le sang-froid. Kiki Makengele n’est pas un inconnu sur les bancs de la Ligue 1 RDC. Son dernier fait d’armes ? Avoir laissé l’AS Malole solidement installée à la 5e place du groupe A, une performance qui a visiblement tapé dans l’œil des décideurs. Le voilà désormais propulsé sur le pont d’un autre navire, celui de la Renaissance, qui tangue dangereusement à l’avant-dernière place du classement.
Les chiffres, froids et impitoyables, dressent le tableau d’une saison douloureuse : 18 matchs, seulement 3 victoires, 8 nuls, 7 défaites et une inquiétante différence de buts de -13. Avec un maigre butin de 17 points, le compte à rebours pour assurer la survie en Ligue 1 est lancé. Il ne reste plus que huit batailles, huit finales, pour inverser une trajectoire qui semble écrite. Mais en football, comme dans la vie, l’impossible n’est pas congolais. Makengele l’a bien compris, lui qui a déjà roulé ses manches et pris les rênes de son premier entraînement ce vendredi 13 février au Centre Nganda.
Une date qui pourrait-elle devenir un symbole de renaissance ? L’arrivée du nouvel entraîneur principal s’accompagne d’un autre retour stratégique : celui du coach Gana, spécialiste des gardiens de but. Ce double mouvement vise à étoffer et resserrer les rangs d’un staff technique qui devra faire preuve d’une cohésion de granit. Car dans cette guerre pour le maintien en Ligue 1, chaque détail compte, chaque séance d’entraînement est un round gagné, chaque joueur disponible un soldat de plus dans la tranchée.
La tâche de Makengele s’apparente à une mission de sauvetage extrême. Repartir de l’avant-dernière place avec une défense fragilisée et un moral en berne demande plus que du simple travail tactique. Cela exige de redonner une âme à cette équipe, de lui insuffler cette rage de vaincre propre aux grands combattants. Le technicien congolais devra être un psy, un stratège et un meneur d’hommes. Ses premières paroles, ses premiers gestes sur le terrain du Centre Nganda sont scrutés. A-t-il déjà identifié les clés du redressement ? Comment compte-t-il resserrer les boulons d’une défence ayant encaissé cinq buts en un match ?
Le championnat national congolais est un marathon impitoyable où la seconde partie de saison sépare souvent les ambitieux des naufragés. Pour le FC Renaissance du Congo, chaque point pris sera une bouée de sauvetage. Les supporters, meurtris par la récente débâcle, attendent des signes forts, une réaction immédiate. Le parcours du nouveau patron à Malole prouve qu’il sait construire une équipe solide et difficile à battre. C’est exactement le remède dont a besoin la Renaissance : retrouver une base défensive solide et une identité de jeu.
Les huit matchs à venir sont autant d’obstacles à franchir, mais aussi d’opportunités à saisir. L’équipe a-t-elle les ressources physiques et mentales pour relever ce défi ? La réponse se construira jour après jour sur les terrains d’entraînement et se donnera dans la ferveur des stades. L’arrivée de Kiki Makengele est un pari, un coup de poker tactique dans l’espoir de sauver une saison qui penche du mauvais côté. Le technicien a le profil de l’homme de la situation, mais le temps est son pire ennemi.
L’avenir immédiat du club se joue maintenant. La ligue 1 RDC est un univers sans pitié où seuls les plus résistants survivent. Le maintien n’est pas qu’une question de prestige, c’est une nécessité vitale pour la structure et ses ambitions. Le staff étoffé, avec le retour du coach Gana, doit former un bloc uni pour porter les joueurs. La bataille pour la Ligue 1 est engagée, et tous les regards sont désormais tournés vers Kiki Makengele, l’homme choisi pour écrire un nouveau scénario, bien loin du cauchemar du Tata Raphaël. L’histoire nous dira s’il était le bon choix.
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: footrdc.com
