Le cœur battant du football congolais, le stade Tata Raphaël de Kinshasa, est en pleine métamorphose ! Après les tristes événements de vandalisme du 9 janvier, qui avaient conduit à la fermeture de l’emblématique enceinte, les pelleteuses et les équipes de travaux ont pris possession des lieux pour une opération de réhabilitation express. L’objectif ? Une renaissance éclair pour que le temple du sport national retrouve sa superbe et puisse à nouveau vibrer aux exploits des Léopards et des clubs locaux.
Une course contre la montre est engagée. Les premières observations sur le chantier sont optimistes : les travaux de réhabilitation du stade Tata Raphaël avancent bon train et pourraient être finalisés dans un délai record de deux semaines. Une véritable prouesse technique et logistique, motivée par l’urgence de rendre ce patrimoine aux supporters et aux athlètes. La fermeture avait mis en pause les compétitions majeures, créant un grand vide dans le paysage sportif kinois. Mais aujourd’hui, l’espoir renaît à la Kethule.
Mais quelle sera l’ampleur exacte des travaux ? Les interventions sont ciblées et visent à moderniser l’infrastructure pour les défis futurs. Au programme : une refonte complète du système d’éclairage, essentiel pour les retransmissions télévisées et la sécurité des rencontres nocturnes. Les installations électriques et sanitaires, parfois vétustes, subissent une remise à neuf totale. À l’intérieur, une nouvelle couche de peinture redonnera de la luminosité et une atmosphère moderne aux couloirs et aux tribunes.
L’un des points critiques concerne la gestion des eaux. Pour lutter définitivement contre les inondations sur la pelouse, qui pouvaient gâcher les rencontres, les canalisations font l’objet d’une réhabilitation en profondeur. L’entreprise MK Étanchéité, en charge de cette partie délicate, assure que ses interventions seront menées tambour battant, en une à deux semaines maximum. Une performance qui montre la détermination des acteurs à sauver ce joyau.
Cette réhabilitation du stade Kinshasa n’est pas un simple lifting. Elle s’inscrit dans une vision stratégique. En ligne de mire : le tournoi qualificatif de la zone UNIFFAC pour la CAN U17 2026. La RDC a des ambitions pour cette compétition continentale des jeunes, et se doit d’offrir un écrin à la hauteur. Le stade Tata Raphaël, une fois rénové, sera au centre de cet événement. Ces travaux préparent donc le terrain, au sens propre comme au figuré, pour accueillir les futures stars du football africain dans des conditions optimales de sécurité et de confort.
Et le championnat national congolais dans tout ça ? La Linafoot, la Coupe du Congo… toute la vie footballistique du pays était en suspens. La reprise est désormais proche. Les clubs, privés de leur principale arène, peuvent commencer à envisager le calendrier avec sérénité. Pour les supporters, c’est la fin d’une longue attente. Retrouver les tribunes du Tata Raphaël, ce sera comme renouer avec une part essentielle de l’identité sportive nationale.
Cette revitalisation du stade emblématique est bien plus qu’un chantier. C’est un symbole. Le symbole de la capacité de la RDC à se relever, à prendre soin de son patrimoine et à se projeter vers l’avenir. Alors que les travaux s’achèvent à un rythme soutenu, une question anime déjà les conversations : à quelle première grande affiche assistera-t-on dans ce stade rajeuni ? La réponse ne saurait tarder. Une chose est sûre : lorsque les projecteurs se rallumeront sur la pelouse verte de la Kethule, ce sera pour écrire un nouveau chapitre, flambant neuf, de l’histoire du football congolais.
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: footrdc.com
