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CSPPP RDC : la certification des PMAG génère 22,3 millions USD de gains pour l’État

Dans un contexte économique national où l’optimisation des ressources publiques est un impératif, une nouvelle marque une rupture significative. Le Comité de suivi des prix des produits pétroliers (CSPPP RDC) vient de certifier, pour le quatrième trimestre 2025, un gain net de 22 311 802 dollars US au profit du Trésor public congolais. Cette performance, issue de la gestion des Pertes et manques à gagner (PMAG) de la zone Ouest, ne représente pas seulement une entrée de devises. Elle symbolise, selon les autorités, l’inflexion d’une tendance historique défavorable et la validation tangible des réformes engagées dans le secteur des hydrocarbures.

La certification PMAG, processus technique et financier crucial, consiste à établir l’écart entre les revenus théoriques et réels issus de la vente des produits pétroliers. Pendant des années, cet exercice a souvent révélé des « manques à gagner » pénalisant les finances de l’État. La récente opération, couvrant la période du 1er octobre au 31 décembre 2025, inverse radicalement la dynamique. Comment un paramètre structurel de déficit s’est-il mué en levier de gains pétroliers pour le Congo ? L’analyse des facteurs conjoncturels et structurels apporte un éclairage pertinent.

Trois paramètres économiques ont principalement conduit à ce résultat positif. Premièrement, l’évolution favorable du prix moyen frontière commercial, qui détermine la valeur de référence des produits à l’importation. Deuxièmement, les volumes certifiés par le ministère des Hydrocarbures, attestant des quantités effectivement écoulées sur le marché. Enfin, le taux de change officiel publié par la Banque Centrale du Congo (BCC) a joué un rôle non négligeable dans la conversion et la stabilisation de ces revenus en devises. Cette combinaison d’éléments a permis de transformer une équation traditionnellement négative en un solde substantiellement créditeur.

Au-delà du chiffre, le ministère de l’Économie nationale y voit la preuve de l’« efficacité des réformes engagées ». Cette certification PMAG réussie n’est donc pas un épiphénomène, mais le fruit d’une refonte progressive de la gouvernance du secteur. Elle consolide un cadre de gestion « fondé sur des données certifiées et partagées », selon les termes du communiqué officiel. Cette transparence accrue est essentielle pour restaurer la confiance des investisseurs et des partenaires techniques. Elle marque une étape clé dans la réforme du secteur pétrolier congolais, l’éloignant d’une logique de subvention implicite vers une autonomie financière.

Les déclarations du Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, confirment cette trajectoire. Il a salué une évolution du secteur pétrolier « vers un mode de gestion plus autonome depuis près de deux ans », financé par le système bancaire sans ponctionner le Trésor public. L’objectif affiché est double : se rapprocher de la « vérité des prix » pour assainir le marché, tout en préservant le pouvoir d’achat des consommateurs, un équilibre délicat mais nécessaire pour une stabilité socio-économique.

La perspective est désormais tournée vers l’avenir. Si la zone Ouest, souvent déficitaire, affiche désormais des gains, qu’en sera-t-il des zones Sud et Est, décrites par le ministère comme « par nature des zones à gains » ? La certification à venir des pertes et manques à gagner dans ces régions devrait, en théorie, amplifier la tendance positive et conforter la santé financière du secteur. Cette consolidation progressive pourrait générer des ressources supplémentaires significatives pour l’État, mobilisables pour le financement de projets de développement ou le désendettement.

En définitive, le gain de 22,3 millions USD certifié par le CSPPP RDC est bien plus qu’une ligne budgétaire. Il est le signe avant-coureur d’une mutation profonde. Le secteur pétrolier, longtemps perçu comme une source de complexités financières, montre sa capacité à devenir un contributeur net aux finances publiques. Cette performance, si elle se confirme et s’étend aux autres zones, pourrait redéfinir la contribution des hydrocarbures à l’économie nationale, en faisant un pilier prévisible et transparent de la croissance, plutôt qu’une variable d’ajustement opaque. La route vers une gouvernance apaisée et profitable est encore longue, mais ce premier trimestre bénéficiaire en est un jalon symbolique et encourageant.

Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net

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Amissi G
Amissi G
Né à Lubumbashi, Yvan Ilunga est un passionné de la richesse culturelle du Congo. Expert en éducation et en musique, il vous plonge au cœur des événements culturels tout en mettant en lumière les initiatives éducatives à travers le pays. Il explore aussi la scène musicale avec une analyse fine des tendances artistiques congolaises, faisant d’Yvan une véritable référence en matière de culture.
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