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Académie des Beaux-Arts RDC : Henri Kalama blanchi, des attaques politiques démasquées

Dans le paysage culturel congolais, où l’art et la politique entretiennent parfois une danse subtile et complexe, une tempête s’est abattue sur les murs de l’Académie des Beaux-Arts. Au cœur de cette tourmente, une figure: Henri Kalama Akulez, directeur général de cette institution séculaire, dont la légitimité et la gestion sont devenues la cible d’attaques virulentes sur les réseaux sociaux. Ces accusations, portées par un collectif se réclamant de la mouvance politique, interrogent moins la réalité des faits qu’elles ne révèlent les soubresauts d’une lutte d’influence pour le contrôle symbolique d’un vivier artistique national.

L’Académie des Beaux-Arts de la République Démocratique du Congo, bastion de la formation artistique, se trouve ainsi projetée sur le devant d’une scène médiatique où les couleurs de la polémique ont temporairement éclipsé celles de la création. Henri Kalama, à la barre de l’institution depuis 2016, se voit accusé par un groupe nommé « Conseil national de Cyberdéfense » d’avoir falsifié son parcours académique, notamment l’obtention d’un diplôme en Chine, et de pratiquer une gestion financière opaque au sein de l’ABA. Ces allégations, répandues comme une traînée de poudre numérique, ont créé un climat de défiance et de suspicion.

Pourtant, l’enquête menée pour démêler le vrai du faux dessine un tout autre tableau. Les faits, têtus, viennent contredire le récit accusateur. Les recherches confirment qu’Henri Kalama a bien suivi un cursus de trois ans au sein de la prestigieuse China Academy of Art. Les registres officiels de l’institution chinoise, consultés via son portail dédié, attestent de son enregistrement et de la date de l’obtention de son diplôme. Si le numéro précis du document reste confidentiel – une pratique courante protégée par des procédures sécurisées –, la validation de son parcours académique en Chine est incontestable. Ainsi, le pilier central des attaques, remettant en cause la formation du directeur, s’effondre face à l’évidence administrative.

Qu’en est-il alors de la gestion financière de l’Académie des Beaux-Arts sous la direction d’Henri Kalama ? Loin des insinuations de détournement, l’observation de la trajectoire de l’institution depuis son arrivée témoigne d’une dynamique contraire. De nombreux observateurs pointent une amélioration notable de la transparence administrative et une rigueur dans la discipline budgétaire. L’ABA est aujourd’hui citée parmi les universités publiques congolaises les mieux gérées, avec un recentrage palpable sur sa mission fondamentale : offrir une formation artistique d’excellence. Les projets de modernisation de la gouvernance et le renforcement des partenariats internationaux menés par Kalama et son comité dessinent les contours d’une institution en renaissance, soucieuse de valoriser à la fois ses enseignants et ses étudiants.

Dès lors, comment interpréter cette vague d’attaques politiques ciblant spécifiquement la gestion de l’Académie des Beaux-Arts ? La réponse semble moins se nicher dans les dossiers financiers que dans les arcanes du pouvoir et de la symbolique. L’ABA, en tant qu’institution phare du patrimoine culturel et éducatif congolais, représente un enjeu de prestige et d’influence considérable. Les attaques contre son directeur apparaissent dès lors comme un moyen indirect de s’approprier, ou du moins de déstabiliser, ce bastion stratégique. La polémique, artificiellement entretenue, sert-elle des ambitions personnelles ou des agendas politiques plus larges ? La question reste en suspens, mais son instrumentalisation saute aux yeux.

Face à ces assauts, Henri Kalama a choisi le silence et le travail. Une posture qui contraste avec le tumulte des réseaux sociaux et qui renvoie à l’essentiel : l’avenir de l’Académie et la destinée de ses élèves. Alors que les faits sont rétablis, une autre bataille, plus fondamentale, continue : celle de préserver les sanctuaires de la création des tempêtes extra-artistiques. La résilience de l’ABA et de son directeur face à ces attaques politiques pourrait bien, in fine, renforcer les fondations d’une institution dont le pays a plus que jamais besoin pour rêver, créer et se réinventer.

Article Ecrit par Yvan Ilunga
Source: Eventsrdc

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Yvan Ilunga
Yvan Ilunga
Né à Lubumbashi, Yvan Ilunga est un passionné de la richesse culturelle du Congo. Expert en éducation et en musique, il vous plonge au cœur des événements culturels tout en mettant en lumière les initiatives éducatives à travers le pays. Il explore aussi la scène musicale avec une analyse fine des tendances artistiques congolaises, faisant d’Yvan une véritable référence en matière de culture.
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