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Faure Gnassingbé à Luanda : une médiation décisive pour la paix dans l’est de la RDC

Le Président du Conseil du Togo et Médiateur de l’Union africaine pour la région des Grands Lacs, Faure Essozimna Gnassingbé, effectue ce lundi 9 février 2026 une visite de travail à Luanda, sur invitation de son homologue angolais João Manuel Gonçalves Lourenço, également Président en exercice de l’Union africaine. Cette rencontre bilatérale, à la veille du sommet continental, vise à coordiner les efforts de médiation pour résoudre la crise persistante à l’est de la République Démocratique du Congo (RDC). Les deux dirigeants aborderont les axes du partenariat entre leurs pays, mais surtout les questions de paix et de sécurité dans la région des Grands Lacs, où les conflits armés et l’instabilité menacent depuis des décennies.

Cette visite s’inscrit dans une série de démarches diplomatiques intensives menées par Faure Gnassingbé depuis sa désignation comme médiateur principal par l’Union africaine. La crise à l’est de la RDC, caractérisée par la présence de nombreux groupes armés et des tensions interétatiques récurrentes, représente un défi majeur pour la stabilité de toute l’Afrique centrale. La médiation de l’Union africaine cherche à apporter une solution durable, en harmonisant les initiatives régionales et internationales. Mais comment cette nouvelle rencontre à Luanda peut-elle faire avancer le processus de paix ?

Selon la Présidence du Conseil du Togo, les entretiens entre Gnassingbé et Lourenço porteront sur la définition de nouvelles perspectives de coopération mutuellement avantageuses, ainsi que sur les dossiers régionaux et continentaux. L’accent sera mis sur l’intégration, la paix, la sécurité et la stabilité en Afrique, avec une attention particulière pour la région des Grands Lacs. Cette discussion est présentée comme déterminante pour l’examen des enjeux majeurs du continent, notamment la gestion de la crise à l’est de la RDC, à quelques jours de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine prévue du 14 au 15 février 2026 à Addis-Abeba.

Le timing de cette visite n’est pas anodin. Elle intervient après une tournée de Faure Gnassingbé dans plusieurs pays des Grands Lacs, où il s’est rendu au Rwanda, au Burundi et en Ouganda pour des entretiens en tête-à-tête avec les présidents Paul Kagame, Évariste Ndayishimiye et Yoweri Museveni. Auparavant, le panel des facilitateurs avait rencontré le président congolais Félix Tshisekedi à Kinshasa pour évoquer la situation sécuritaire dans l’est du pays et l’avancement des initiatives diplomatiques. Ces consultations visent à créer un cadre inclusif pour la paix, en associant tous les acteurs clés de la région.

Cette dynamique diplomatique a été préparée par une réunion de haut niveau tenue à Lomé le 17 janvier 2026, consacrée à la cohérence et à la consolidation du processus de paix en RDC et dans la région des Grands Lacs. Initiée par Faure Gnassingbé, cette rencontre a réaffirmé sa volonté de travailler en étroite coordination avec des partenaires internationaux comme les États-Unis et le Qatar, pour encourager les parties à honorer leurs engagements. À l’issue de cette réunion, l’Union africaine a précisé l’architecture de sa médiation, placée sous l’autorité de Gnassingbé et appuyée par cinq cofacilitateurs chargés de volets spécifiques, ainsi qu’un secrétariat conjoint.

L’implication de João Lourenço, en sa qualité de Président en exercice de l’Union africaine, donne un poids supplémentaire à cette médiation. L’Angola, pays voisin de la RDC et acteur influent en Afrique centrale, a souvent joué un rôle de facilitateur dans les crises régionales. La collaboration entre Gnassingbé et Lourenço pourrait donc renforcer la légitimité et l’efficacité des efforts de paix. Cependant, les défis restent immenses : la prolifération des groupes armés, les intérêts économiques sous-jacents, et les méfiances historiques entre les pays de la région compliquent toute résolution durable.

Les observateurs internationaux suivent de près cette médiation de l’Union africaine, qui tente d’apporter une réponse africaine à une crise africaine. La visite de Luanda est perçue comme une tentative de dernière minute pour harmoniser les positions avant le sommet d’Addis-Abeba, où la situation en RDC figurera en bonne place à l’agenda. Les résultats des discussions entre les deux présidents pourraient influencer les résolutions adoptées par les chefs d’État et de gouvernement.

En conclusion, la visite de Faure Gnassingbé à Luanda s’avère cruciale pour relancer le processus de paix dans l’est de la RDC. Elle témoigne de l’engagement renouvelé de l’Union africaine à résoudre les conflits par le dialogue et la médiation. Toutefois, le succès de cette initiative dépendra de la volonté politique des parties prenantes, de la coordination avec les autres mécanismes de paix, et de la capacité à traduire les engagements en actions concrètes sur le terrain. La population de l’est de la RDC, épuisée par des années de violence, attend des signes tangibles de progrès vers une paix durable.

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: Actualite.cd

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