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MPOX et choléra en baisse en RDC, mais le ministre Kamba maintient l’urgence nationale

La République Démocratique du Congo enregistre une amélioration encourageante sur le front de deux de ses principales crises sanitaires. Le ministre de la Santé publique, de l’Hygiène et de la Prévoyance sociale, le Docteur Samuel Roger Kamba, a en effet présenté des données montrant une baisse continue des cas de MPOX et de choléra. Cependant, cette tendance positive ne signifie pas pour autant la fin du combat. Malgré la levée de l’alerte continentale par l’Africa CDC, le gouvernement congolais a décidé de maintenir le statut d’urgence nationale pour le MPOX jusqu’au mois de mars 2026, une décision prudente qui souligne la vigilance toujours de mise.

Concernant l’épidémie de MPOX en RDC, les chiffres de la 4ᵉ semaine épidémiologique sont porteurs d’espoir. Le nombre de nouveaux cas suspects est passé de 313 à 245, confirmant une régression soutenue. Comment expliquer cette amélioration ? Elle est le fruit d’une riposte multidimensionnelle et ciblée. Le ministère de la Santé publique, sous la direction du ministre Kamba, a poursuivi avec intensité les campagnes de vaccination dans les 18 zones de santé identifiées comme des foyers actifs, ou « hotspots », réparties dans huit provinces. Parallèlement, la prise en charge médicale gratuite des patients et la décontamination systématique des établissements de santé et des ménages affectés ont permis de limiter la propagation du virus. Ces actions concrètes semblent donc porter leurs fruits, offrant un répit bienvenu aux populations et aux équipes soignantes.

Cette baisse nationale intervient dans un contexte international évolutif. Le Directeur général d’Africa CDC, le Dr Jean Kaseya, a récemment levé l’état d’urgence de santé publique au niveau continental pour le MPOX. Cette décision fait suite au retrait, par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en septembre 2025, du statut d’« urgence sanitaire de portée internationale ». Pourtant, face à ces signaux optimistes au niveau global, les autorités congolaises adoptent une position de prudence. Pourquoi maintenir l’urgence nationale alors que la tendance est à la baisse ? La réponse est simple : la maladie, bien qu’en recul, circule toujours activement sur le territoire. Le gouvernement, par la voix du ministre de la Pêche et de l’Élevage Jean-Pierre Tshimanga Bwana qui présentait la note en l’absence du ministre Kamba, a donc acté le maintien du MPOX comme une urgence sanitaire nationale jusqu’en mars prochain. Cette mesure permet de conserver un cadre d’action rapide et des ressources dédiées pour prévenir toute résurgence.

Le tableau épidémiologique présente également des progrès du côté du choléra en RDC. Lors de la dernière semaine sous revue, le nombre de nouveaux cas suspects a chuté de 1 688 à 1 457, avec 8 décès enregistrés, ramenant le taux de létalité à 0,5%. Cette baisse significative est le résultat d’efforts continus de surveillance et d’intervention. La capitale, Kinshasa, n’est pas épargnée mais montre une situation sous contrôle avec 189 cas suspects, un décès et 18 malades actuellement pris en charge dans des centres spécialisés. Les actions de riposte, telles que rapportées par le ministre Kamba, se concentrent sur un renforcement des activités de sensibilisation et de prévention au sein des communautés des zones touchées. La désinfection des ménages autour de chaque cas notifié reste une priorité pour briser la chaîne de transmission de cette maladie liée à l’eau insalubre.

Alors, peut-on crier victoire ? Les données présentées par le ministre Santé publique Kamba sont incontestablement positives et démontrent l’efficacité des stratégies mises en œuvre. La baisse simultanée des cas de MPOX et de choléra est un soulagement pour un système de santé souvent sous tension. Cependant, le maintien de l’urgence nationale pour le MPOX sert de rappel : la vigilance ne doit pas fléchir. Les épidémies en RDC sont souvent cycliques et peuvent repartir à la hausse si les efforts de prévention, de vaccination et d’assainissement sont relâchés. La communauté et chaque citoyen ont un rôle à jouer dans cette phase de consolidation. Adopter les gestes d’hygiène, se faire vacciner lorsque c’est possible et signaler rapidement les symptômes restent des réflexes essentiels pour protéger la santé de tous et consolider les progrès accomplis.

Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd

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Amissi G
Amissi G
Né à Lubumbashi, Yvan Ilunga est un passionné de la richesse culturelle du Congo. Expert en éducation et en musique, il vous plonge au cœur des événements culturels tout en mettant en lumière les initiatives éducatives à travers le pays. Il explore aussi la scène musicale avec une analyse fine des tendances artistiques congolaises, faisant d’Yvan une véritable référence en matière de culture.
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