Le suspense est à son comble ! Ce samedi 7 février, l’Amaan Stadium de Zanzibar va vibrer au rythme d’un choc capital pour l’avenir du football en République Démocratique du Congo. Le Maniema Union, ambassadeur national, se déplace en terre tanzanienne pour y affronter le FC Azam dans le cadre brûlant de la 5e journée de la Coupe Confédération de la CAF. L’enjeu est cristallin : une qualification historique en quarts de finale se joue sur cette pelouse. Le scénario est simple, mais la tension, elle, est maximale.
Du côté congolais, l’entraîneur Papy Kimoto ne cache pas ses ambitions. Lors de la conférence de presse d’avant-match, le technicien a lancé un message clair à ses troupes et à ses supporters. « On va tout donner sur le terrain, je vous garantis qu’on va essayer de décrocher ce point qui va nous amener en quarts de finale », a-t-il assuré, le visage déterminé. Ses mots résonnent comme une promesse de combat. Reconnaissant la force de l’adversaire qui « nous attend à pieds fermes », Kimoto a promis que ses poulains allaient « mouiller les maillots » pour offrir à la RDC un succès retentissant. Cette mentalité de guerrier est précisément ce qui a propulsé le Maniema Union à la deuxième place du groupe B, à égalité parfaite de 9 points avec le Widad Athletic Club marocain.
Mais que représente exactement ce fameux point ? Tout simplement la clé du paradis footballistique africain. Une seule unité glanée à Zanzibar enverrait le club de Kindu en phase finale de la compétition, une première pour lui dans cette aventure continentale. Cette quête est le fruit d’un parcours solide, marqué notamment par une victoire convaincante (2-0) lors du match aller au Stade des Martyrs de Kinshasa, le 23 novembre dernier. Ce souvenir doit servir de carburant, mais aussi de mise en garde, car le rival a digéré la leçon.
En face, le FC Azam, surnommé les « Ice Cream Makers », n’a pas d’autre choix que la victoire. Bloqué à la troisième place avec 6 points, le club de Dar es Salaam est dos au mur. Son entraîneur, l’expérimenté Jean-Florent Ibenge, connaît parfaitement la pression et les attentes. Affichant un mélange de confiance et de prudence, il a fixé le cap pour ses joueurs : retrouver l’état d’esprit de la seconde mi-temps jouée à Kinshasa. « On a été meilleurs en seconde mi-temps et si on garde la physionomie de ce match-là, je pense qu’on peut créer autant et même plus d’occasions que Maniema Union », a analysé le technicien. Son discours est stratégique. Il s’agit d’effacer un début de compétition timide et de se transformer en prédateur dans son antre.
Cette opposition de styles et d’enjeux promet un spectacle haletant. D’un côté, une équipe congolaise qui peut jouer la prudence, mais dont l’entraîneur prône l’engagement total. De l’autre, une formation tanzanienne obligée d’attaquer, de prendre tous les risques pour espérer conserver un rêve continental. Qui sortira vainqueur de cette bataille tactique et mentale ? Le Maniema Union, fort de sa position favorable, parviendra-t-il à contrôler le match et à grignoter le précieux point ? Ou le FC Azam, poussé par son public, va-t-il réussir l’exploit et tout remettre en jeu dans ce groupe B ?
Le contexte du championnat africain ajoute une couche de dramatique. Dans l’autre match du groupe, le leader Widad Athletic Club affronte le Nairobi United, déjà éliminé. Une large victoire marocaine est attendue, ce qui signifie que le Maniema Union doit absolument tenir son destin en main. Compter sur un faux pas du Widad serait une erreur stratégique. La qualification se joue ici et maintenant, à Zanzibar.
Pour les fans de football RDC, ce match est bien plus qu’une simple rencontre de poule. C’est le symbole de la résilience et de l’ambition du football congolais sur la scène continentale. Une qualification en quarts de finale de la Coupe Confédération CAF enverrait un signal fort et inspirerait toute une génération de jeunes joueurs. Les mots de Papy Kimoto résonnent donc comme un mantra : tout donner. Chaque duel, chaque relance, chaque course sera décisive.
Alors que les projecteurs se braquent sur l’Amaan Stadium, une question brûle les lèvres : le Maniema Union va-t-il écrire une nouvelle page glorieuse de son histoire ? La réponse se trouvera sur le terrain, dans l’engagement des joueurs, dans les choix tactiques des coaches. Un point. C’est parfois tout ce qui sépare la gloire de l’oubli dans l’arène impitoyable de la Coupe Confédération. Samedi, le football congolais retiendra son souffle.
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: radiookapi.net
