Une urgence sanitaire touche le monde des médias en République Démocratique du Congo. L’Association Congolaise des Femmes Journalistes de la Presse Écrite (ACOFEPE) a lancé un appel à la mobilisation générale pour venir en aide à l’une des leurs, Ruth Bakoma, gravement malade. Cette journaliste, ancienne collaboratrice du bihebdomadaire Le Maximum, se bat contre une insuffisance rénale chronique depuis 2022 et se trouve aujourd’hui dans une situation financière et médicale désespérée. Ses proches et ses collègues tirent la sonnette d’alarme : sans un soutien immédiat pour financer ses séances de dialyse hebdomadaires, sa vie est en danger.
Mais qu’est-ce que l’insuffisance rénale chronique ? Pour vulgariser, imaginez les reins comme les filtres essentiels de notre corps. Leur rôle est d’éliminer les déchets et l’excès d’eau du sang. Lorsqu’ils tombent en panne, comme c’est le cas pour Ruth Bakoma, ces toxines s’accumulent dans l’organisme, provoquant à terme un empoisonnement interne. Le traitement vital pour compenser cette défaillance est la dialyse. Ce processus, qui peut sembler complexe, consiste simplement à utiliser une machine pour filtrer artificiellement le sang, réalisant ainsi le travail que les reins ne peuvent plus accomplir. Pour un patient comme Ruth, c’est une séance de plusieurs heures, plusieurs fois par semaine, à vie ou en attendant une greffe rénale, qui reste très rare en RDC.
Le drame, dans cette histoire, réside dans le coût exorbitant de ce traitement de survie. En effet, une séance de dialyse à Kinshasa peut représenter une dépense insurmontable pour une grande majorité de la population. Dans le cas de cette journaliste, le coût est estimé à environ 200 dollars américains par semaine. Comment une professionnelle des médias, qui a informé le public pendant des années, peut-elle se retrouver sans protection face à une telle catastrophe médicale ? Cette question rhétorique met en lumière un problème de santé publique plus large : l’accès aux soins spécialisés pour les maladies chroniques en République Démocratique du Congo. Les structures adaptées sont peu nombreuses et les coûts, souvent hors de portée, plongent les familles dans une précarité extrême.
L’appel lancé par l’ACOFEPE n’est donc pas un simple geste de solidarité, c’est une course contre la montre. L’association interpelle directement le ministère de la Communication et des Médias ainsi que le ministère du Genre, Famille et Femme, leur demandant d’apporter un soutien concret et urgent. Parallèlement, elle en appelle à la fraternité de l’ensemble de la corporation des journalistes congolais et à la générosité du public. Chaque contribution, aussi modeste soit-elle, peut permettre de financer une séance de dialyse et de maintenir Ruth Bakoma en vie. L’objectif est double : couvrir les frais réguliers de traitement et, si son état l’exige, envisager une évacuation sanitaire vers l’étranger pour des soins plus poussés.
Que risquez-vous si vous arrêtez la dialyse ? La réponse est malheureusement sans équivoque. Sans cette filtration artificielle régulière, les déchets s’accumulent rapidement, entraînant une fatigue extrême, des nausées, des œdèmes, des troubles cardiaques et, à court terme, le décès. La situation de Ruth Bakoma est donc une véritable urgence médicale. Son état de santé est déjà précaire après près de cinq ans de lutte contre la maladie, et l’interruption des soins n’est pas une option envisageable.
Cette dramatique situation pose aussi la question de la protection sociale des professionnels des médias en RDC. Beaucoup exercent dans des conditions précaires, sans couverture maladie adéquate, les rendant vulnérables en cas de pépin de santé grave. La solidarité manifestée aujourd’hui pour Ruth Bakoma pourrait ouvrir la voie à une réflexion plus structurelle sur la mise en place d’un fonds d’entraide ou d’une assurance collective pour les journalistes congolais, véritable filet de sécurité face aux aléas de la vie.
En conclusion, l’appel à la solidarité pour Ruth Bakoma est un test pour notre humanité collective. Face à l’urgence sanitaire, la mobilisation doit être rapide et efficace. Si vous souhaitez contribuer et aider cette journaliste en détresse, prenez contact avec les représentants de l’ACOFEPE. Partagez également cette information pour sensibiliser le plus grand nombre. Dans cette épreuve, chaque geste compte et peut concrètement sauver une vie. L’information est un pilier de la démocratie, et ceux qui la portent méritent notre soutien, surtout lorsqu’ils traversent des moments aussi difficiles. La bataille de Ruth Bakoma contre l’insuffisance rénale chronique en RDC est celle de toute une profession pour la dignité et le droit aux soins.
Article Ecrit par Amissi G
Source: Eventsrdc
