Dans le paysage parfois imprévisible du championnat congolais Linafoot, une étoile monte, irrésistible et talentueuse. Son nom ? Faveurdi Bongeli. Depuis son lancement par Lamine N’diaye, ce jeune prodige ne cesse de fasciner. Son jeu, une fusion de dribbles explosifs et d’une élégance rare, martyrise les défenses et électrise les tribunes. Avec déjà 7 buts à son actif cette saison, il n’est plus un espoir, mais une réalité tangible, un jeune talent football RDC en pleine éclosion. Mais qui se cache derrière cette fulgurance ? Foot RDC a obtenu un TP Mazembe entretien exclusif pour percer le mystère.
L’histoire commence dans une famille où le ballon est roi. « Mon père fut footballeur, mais également mes oncles. Ils m’ont fait aimer ce sport depuis tout petit. Je tiens ce talent d’eux », confie-t-il, révélant des racines footballistiques profondes. Si sa famille a allumé la flamme, ce sont les géants du jeu qui l’ont inspiré. « Cristiano Ronaldo et Neymar Jr m’ont beaucoup fasciné en grandissant », avoue-t-il, traçant une ligne directe entre ses modèles planétaires et son style audacieux sur le terrain.
Son arrivée au TP Mazembe, ce géant aux exigences maximales, aurait pu être un choc. Il n’en fut rien. Le joueur issu du modeste Belor de Kinshasa s’est fondu dans le moule avec une sérénité déconcertante. « Je pense que mon rôle au sein de l’équipe prouve que je me suis facilement adapté », analyse-t-il. Cette intégration rapide, il la doit à des « papas » bienveillants. « À mon arrivée, j’ai été aidé par les aînés… Le coach Lamine Ndiaye, les légendes Trésor Mputu, Robert Kidiaba, Reinfort Kalaba et Kasusula. Ce sont eux mes hommes de l’ombre. » Une filiation dorée pour asseoir son apprentissage.
La relation avec le coach Lamine N’diaye dépasse le simple cadre professionnel. « Lamine Ndiaye n’est pas qu’un coach pour moi mais c’est aussi un père. Nous partageons une parfaite relation d’entraîneur-joueur mais aussi de père et fils. » Cette confiance réciproque est le carburant de sa progression. Elle s’est traduite par des moments de grâce, comme ce but victorieux dans les derniers instants du match à Kananga. « Même s’il reste 3 minutes ou 45 secondes, un joueur professionnel doit toujours donner son maximum pour délivrer son équipe », philosophe-t-il, révélant une maturité qui dépasse son âge.
Son match référence ? Un soir de Ligue des champions africaine face au Mouloudia d’Alger. « J’avais l’impression de marcher sur l’eau lors de ce match », se souvient-il, un éclat dans la voix. Cette performance a été un déclic, le moment où le jeune talent a pris une « autre dimension » sous le maillot sacré des Corbeaux. Porter ce fameux maillot est une fierté immense. « Je suis fier de porter ce maillot des Corbeaux, un club légendaire du Congo. »
Et l’avenir ? L’horizon de Faveurdi Bongeli est vaste. Avec les Léopards U20, il a déjà goûté à la sélection nationale. L’équipe A, les Léopards seniors, est naturellement dans un coin de sa tête. « Je travaille pour atteindre le niveau de défendre mon pays aux côtés d’autres talents », affirme-t-il, même si la non-sélection pour le dernier CHAN a été une « grande déception » formatrice.
Son ambition ultime a une consonance européenne. « Mon souhait est de goûter au football européen. » Pragmatique, il ne spécule pas sur un club de rêve. « Si une opportunité d’évoluer dans les cinq meilleurs championnats d’Europe m’est accordée, j’accepterai. » Mais le chemin passe forcément par Lubumbashi. « Je sais que cela passe par mon sérieux et ma détermination chez le TP Mazembe, car il est une vitrine mondiale. »
Alors, jusqu’où peut aller ce jeune homme qui martèle travailler pour « aider son équipe » et rêve de « délivrer 2 ou 3 buts » dans un match difficile ? Le championnat congolais Linafoot est son théâtre actuel, une scène parfaite pour continuer à grandir. Avec un groupe « soudé » et la « vision d’aller chercher le trophée », Faveurdi Bongeli vole déjà haut. La suite de son envol, tous les amateurs de beau jeu en République Démocratique du Congo la suivent avec une passion non dissimulée. Le prochain chapitre de cette belle histoire s’écrit match après match, dribble après dribble.
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: footrdc.com
