En République Démocratique du Congo, l’accès aux médicaments essentiels reste un défi de santé publique majeur, particulièrement dans les zones urbaines défavorisées. Un geste concret vient de souligner cette réalité tout en y apportant une réponse immédiate. Le centre de santé de référence de Camp Luka, dans la commune de Ngaliema à Kinshasa, a reçu un appui précieux sous la forme d’un important lot de médicaments. Ce don, orchestré par le ministre des Droits humains Samuel Mbemba, illustre une action sociale santé RDC qui place l’humain au premier plan. Mais que représente réellement un tel apport pour une structure qui fait face quotidiennement à la précarité ?
Ce don de médicaments à Camp Luka est bien plus qu’un simple transfert de boîtes et de flacons. Il s’agit d’une bouée de sauvetage pour un établissement en première ligne. Le centre santé référence Kinshasa de Ngaliema, comme beaucoup d’autres dans la capitale, opère souvent avec des stocks limités, confronté aux aléas des approvisionnements et aux difficultés socio-économiques des patients. L’arrivée de ces médicaments, remis mercredi 21 janvier, comble ainsi un vide critique et permet de sécuriser la prise en charge pour les semaines à venir. Comment ne pas y voir un acte médical vital, au sens propre du terme ?
L’initiative émane directement du ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, qui a réaffirmé par ce biais son engagement en faveur du bien-être des populations. Empêché, le ministre a été représenté par son chargé de communication, Persévérance Muteba Katshita, et le président de sa fondation, Adrien Manzanza. Cette délégation a symboliquement porté le message d’une action sociale qui dépasse le cadre strict des droits formels pour toucher au droit fondamental à la santé. L’action sociale santé RDC trouve ici une traduction concrète : des ressources dirigées vers le point de besoin pour renforcer la prise en charge patients Ngaliema.
La réception de ce don a été saluée avec un soulagement palpable par le personnel soignant. Le médecin chef de service de l’établissement, le Docteur Mireille Wangata, n’a pas caché son émotion en qualifiant l’acte de « salvateur ». Elle a souligné que cet appui arrive à point nommé, alors que la structure navigue dans un contexte de ressources limitées. « Cela va significativement soulager la pression sur notre pharmacie et nous permettre de soigner avec plus de sérénité », a-t-elle expliqué, tout en formulant le vœu que de telles initiatives se multiplient en faveur des structures sanitaires à travers le pays. Son témoignage met en lumière l’effet domino positif d’un don : il sécurise le soignant pour mieux servir le patient.
Après la cérémonie officielle de remise, la délégation du ministère a effectué une ronde dans les différentes salles de l’hôpital. Cette visite sur le terrain, auprès des patients et du personnel, avait pour objectif de se rendre compte de la situation réelle et des besoins quotidiens. Cette immersion est cruciale ; elle permet de comprendre que la prise en charge patients Ngaliema ne dépend pas seulement de médicaments, mais aussi d’équipements, de conditions d’hygiène et de ressources humaines. Cette approche de proximité, incarnée par la fondation du ministre Samuel Mbemba, montre une volonté d’ancrer l’action dans le réel.
Au-delà de l’aspect matériel, un tel don envoie un signal fort. Dans un système de santé souvent fragmenté, où les centres de référence comme celui de Camp Luka jouent un rôle pivot, le soutien des institutions est un catalyseur d’espoir. Il démontre que des solutions existent lorsque la volonté politique et l’action sociale convergent. Pour les habitants de la commune de Ngaliema, cela signifie un accès amélioré à des traitements de base, une réduction du risque de rupture de stock et, in fine, une meilleure espérance de guérison. La prise en charge s’en trouve consolidée, renforçant la résilience de toute une communauté.
En conclusion, ce don de médicaments au centre de Camp Luka est une illustration concrète de la manière dont une action ciblée peut avoir un impact immédiat sur la qualité des soins. Il souligne l’importance de soutenir les structures de santé de première ligne, véritables colonnes vertébrales du système en RDC. L’engagement du ministre des Droits humains Samuel Mbemba ouvre la voie à un modèle où la protection des droits passe aussi par le soutien sanitaire. Pour que l’effet soit durable, de telles initiatives doivent s’inscrire dans la durée et être répliquées. La santé étant un droit inaliénable, chaque médicament disponible est un pas de plus vers sa réalisation pour tous les Congolais.
Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net
