La fièvre du volley-ball s’empare déjà du continent africain, et le cœur des passions bat à Kinshasa. La confirmation est tombée ce mardi 20 janvier : un nombre record de 27 nations ont officiellement répondu présent pour la CAN Volley-ball 2026. Un véritable raz-de-marage sportif qui dépasse toutes les attentes et promet une édition historique sur les terres congolaises, du 7 au 21 septembre prochain.
Qui aurait parié sur un tel engouement ? Alors que le règlement de la compétition prévoit habituellement un plateau de 16 équipes, la vague d’inscriptions a submergé les prévisions. Ce chiffre, qualifié de “record” par la direction de communication de la Fédération Volley-ball Congo (Fevoco), est une première dans les annales du volley africain. Le président Christian Matata lui-même a confirmé cette mobilisation sans précédent, soulignant l’ampleur de l’événement qui se prépare.
Face à cette marée humaine et sportive, la machine s’organise. La Confédération Africaine de Volley-ball (CAVB) et la Fédération Internationale de Volleyball (FIVB) sont désormais en première ligne pour gérer ce succès inattendu. Leur mission : mettre au point, dans les plus brefs délais, une formule de critérium équitable. Ce système devra permettre de sélectionner les formations qui auront l’honneur de fouler les parquets de Kinshasa pour cette participation record à la CAN volley. Une course contre la montre s’est engagée, à huit mois seulement du coup d’envoi.
Mais pourquoi un tel attrait ? La réponse tient en un enjeu de taille : un ticket direct pour les Jeux Olympiques. En effet, cette édition 2026 n’est pas une compétition comme les autres. Elle revêt un caractère crucial puisqu’elle sera qualificative pour les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028. Chaque set, chaque point gagné à Kinshasa rapprochera une nation du rêve olympique. Cette perspective transforme le tournoi en un champ de bataille où chaque équipe donnera le maximum, promettant un spectacle d’une intensité rare.
Le volley-ball africain est ainsi à un tournant de son histoire. Cette affluence démontre le dynamisme et la croissance exponentielle de la discipline sur le continent. Elle place aussi la République Démocratique du Congo, et sa capitale, sous les projecteurs du sport mondial. Organiser un événement d’une telle envergure représente un défi logistique et infrastructurel majeur, mais c’est surtout une opportunité unique de montrer la capacité d’accueil et la passion sportive du pays.
Au-delà du terrain, cette CAN est déjà perçue comme un puissant vecteur de cohésion sociale. Elle a le potentiel de fédérer les citoyens congolais, et africains, autour d’une passion commune, créant un élan de fierté nationale. Les regards seront braqués sur l’Afrique centrale, faisant de cette compétition bien plus qu’un simple tournoi sportif : un véritable événement sociétal.
La route vers Kinshasa 2026 s’annonce donc comme un marathon palpitant. Avec 27 prétendants au titre et à la précieuse qualification olympique, la lutte sera acharnée. Le critérium à venir ajoutera une première couche de suspense et de dramaturgie. Quelles nations parviendront à se hisser parmi l’élite qui s’affrontera en terre congolaise ? Une chose est sûre : l’édition 2026 de la CAN Volley-ball est déjà entrée dans l’histoire avant même son commencement. Elle s’annonce comme la vitrine ultime du volley-ball africain et le tremplin incontournable vers la gloire olympique. Le continent retient son souffle, prêt à vivre une aventure sportive hors norme.
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: Actualite.cd
