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Affrontements entre FARDC et miliciens à Bukama : 13 morts

Une semaine après les violents affrontements qui ont opposé les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à un groupe de miliciens à Bukama, dans la province du Haut-Lomami, le bilan humain s’est considérablement alourdi. De neuf décès initialement rapportés, le nombre de morts est passé à treize, selon plusieurs sources locales concordantes. Cette hausse tragique illustre l’âpreté des combats et les répercussions durables de l’insécurité dans cette région. Les affrontements à Bukama rappellent la fragilité sécuritaire qui mine le Haut-Lomami, où les civils paient souvent le prix fort.

Les incidents remontent au dimanche dernier, lorsque des éléments des FARDC sont entrés en confrontation avec des miliciens dans la cité de Bukama. Les échanges de tirs et les affrontements directs ont plongé la localité dans un climat de peur et de confusion. Les forces de l’ordre ont mené des opérations pour restaurer l’ordre, mais la violence a laissé des traces indélébiles. La population, prise entre deux feux, a cherché refuge où elle pouvait. Comment de tels épisodes de violence peuvent-ils encore se produire en plein cœur de la RDC ?

Le bilan initial faisait état de neuf personnes tuées. Cependant, au cours de la semaine, il a été révisé à la hausse. La société civile de Bukama a confirmé qu’un des blessés, victime des affrontements, a succombé à ses blessures dans un centre de santé. Par ailleurs, une découverte macabre a été faite dans le fleuve Congo : trois corps ont été repêchés non loin du pont situé sous la voie ferrée. Ces retrouvailles portent le nombre total de décès à treize. Les circonstances exactes de leur mort restent à élucider, mais tout indique qu’ils sont liés aux violences de la semaine passée. Les morts à Bukama s’ajoutent ainsi à une liste déjà trop longue dans la région.

La tension sécuritaire qui persiste à Bukama a des répercussions directes sur la vie quotidienne des habitants. De nombreux parents, craignant pour la sécurité de leurs enfants, hésitent à les envoyer à l’école. Conséquence immédiate : de nombreuses écoles de la cité n’ont pas accueilli d’élèves depuis le début de cette semaine. Cette fermeture de facto des établissements scolaires prive une génération d’éducation et accentue le sentiment d’instabilité. Les autorités locales le reconnaissent et tentent de rassurer la population. Les écoles fermées à Bukama sont le symptôme d’une insécurité plus large qui paralyse le Haut-Lomami.

Au-delà des écoles, l’ensemble des activités économiques et sociales a tourné au ralenti dans les jours suivant les affrontements. Les marchés ont été moins fréquentés, les déplacements réduits, et une atmosphère de méfiance s’est installée. L’insécurité à Bukama, comme dans d’autres parties du Haut-Lomami, freine le développement et entretient un cycle de précarité. Les commerçants hésitent à rouvrir leurs boutiques, et les transports publics fonctionnent au minimum. La vie semble suspendue, dans l’attente d’un apaisement qui tarde à venir.

Les autorités de la cité de Bukama ont confirmé l’augmentation du nombre de morts et la situation des écoles. Elles encouragent activement les parents à envoyer leurs enfants en classe, promettant des mesures de sécurité renforcées. « La priorité est de restaurer la confiance et de permettre la reprise normale de la vie sociale », a déclaré une source administrative sous couvert d’anonymat. La société civile, de son côté, appelle à une enquête transparente sur les événements et à une protection accrue des civils. Les affrontements entre FARDC et miliciens dans le Haut-Lomami doivent-ils conduire à une remise en question des stratégies de maintien de l’ordre ?

Alors que Bukama tente de panser ses plaies, des questions cruciales se posent. Comment empêcher de telles violences de se reproduire ? Quels dispositifs mettre en place pour assurer la sécurité des civils, notamment dans les écoles ? L’intervention des FARDC était-elle suffisamment ciblée pour éviter les pertes collatérales ? Les prochains jours seront déterminants pour le retour au calme. Les habitants espèrent une désescalade rapide, mais les blessures de l’insécurité dans le Haut-Lomami mettront du temps à guérir. La communauté internationale, souvent silencieuse face à ces conflits locaux, devrait-elle intervenir davantage ? Pour l’heure, le compteur des morts à Bukama reste un sombre rappel des défis sécuritaires en RDC.

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net

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