L’année 2025 aura été pour Mohombi une symphonie personnelle, une libération créative où l’artiste, enfin, a choisi de n’écouter que son propre rythme. Dans une interview exclusive, la star internationale d’origine congolaise dévoile les coulisses d’une année vécue comme un « kiff » absolu, un prélude enivrant à une année 2026 qui s’annonce comme le grand partage. Retour sur scène, recentrage sur son essence et préparation fébrile de l’album très attendu « Rumba 2.0 » : le parcours de l’artiste est un témoignage vibrant de maturité et de reconnexion à ses racines.
Imaginez une voix qui a parcouru le monde, portée par plus de 12 milliards de streams, et qui choisit soudain de revenir à la source, à la pulsation première. C’est le voyage intime que nous raconte Mohombi. L’année écoulée fut celle du plaisir pur, affirme-t-il, une année « transition » où il s’est offert la liberté de créer sans contraintes, suivant uniquement son instinct. Des concerts en Inde aux festivals en Europe, en passant par des escales africaines, l’artiste a retrouvé la magie de la scène, cette alchimie immédiate avec le public. Cette parenthèse jubilatoire n’était-elle finalement que la préparation parfaite pour l’éclosion à venir ?
Le chiffre est vertigineux : 12 milliards d’écoutes sur les plateformes digitales. Une performance astronomique qui place Mohombi parmi les géants de l’industrie musicale globale. Comment expliquer une telle prouesse ? Pour l’artiste, la réponse est simple et profonde : c’est le fruit d’un travail acharné, d’une persévérance à toute épreuve et, surtout, d’une éthique irréprochable. « Le secret pour durer dans ce milieu, c’est de rester quelqu’un de droit et de transparent », confie-t-il. Cette déontologie, cette « chimie » avec ses collaborateurs, serait la clé d’une carrière aussi longue que florissante. Ne s’agit-il pas là d’une leçon précieuse pour toute une génération de créateurs ?
Mais au-delà des chiffres, c’est vers l’avenir que regarde inlassablement Mohombi. Et cet avenir a un nom évocateur : « Rumba 2.0 ». L’album 100% made in Congo, tant attendu par les fans, est dans ses dernières finitions. L’artiste promet pour 2026 une immersion dans son univers linguistique et rythmique le plus intime. On l’entendra davantage chanter en lingala, sa langue natale, mêlée de français, le tout porté par des sonorités qui parleront directement au cœur du public congolais. « J’aime mon drapeau, mon pays, ma patrie. À un moment donné, il est naturel que cela se reflète aussi dans ma musique », lance-t-il avec une émotion palpable. Ce retour aux sources sonne comme une reconquête identitaire, une « Rumba 2.0 » qui, portée par sa vision unique, ambitionne de conquérir le monde.
Cette évolution artistique s’accompagne d’une maturité personnelle assumée. Le Mohombi d’aujourd’hui, père de famille et entrepreneur, a grandi. Il porte d’autres responsabilités mais affirme garder intacte l’âme du gamin de Mont-Ngafula. Avec deux Grammy Awards déjà à son actif, a-t-il encore quelque chose à prouver ? « À part à moi-même, non », répond-il avec sérénité. Son seul compétiteur, c’est lui-même. Cette philosophie lui permet de naviguer entre Kinshasa et le monde, refusant l’idée d’avoir « quitté » le Congo. « Je ne quitterai jamais le Congo », clame-t-il. Ses ailes sont grandes, et son rôle d’ambassadeur culturel l’appelle à voyager, à connecter les univers.
Pourtant, ce tableau idyllique de la musique congolaise à l’ère du digital a son ombre portée. Mohombi aborde sans détour la question épineuse des droits d’auteur en RDC. Pour lui, le problème est clair : c’est une question d’organisation. « Il y a encore trop de désordre, de corruption et de magouilles », déplore-t-il. Tant que le système ne sera pas sérieusement réformé en plaçant les artistes au centre, les créateurs continueront d’aller protéger leurs œuvres ailleurs, privant ainsi le pays d’une manne économique essentielle. Son plaidoyer est un cri du cœur pour que la valeur de la création soit enfin reconnue et rémunérée à sa juste valeur sur sa terre natale.
Alors, que nous réserve la suite ? 2026 s’annonce comme l’année du dévoilement, du « grand partage » promis. Entre l’aboutissement de Rumba 2.0 et de nouveaux projets, Mohombi semble prêt à offrir au monde la quintessence de son art, fort de cette année 2025 de recentrage et de pur plaisir. Son parcours est plus qu’une success story ; c’est une odyssée musicale qui rappelle que les racines les plus profondes sont souvent le terreau des envolées les plus universelles. La scène mondiale est prévenue : la rumba de demain, revisitée par un visionnaire, est en marche.
Article Ecrit par Yvan Ilunga
Source: Eventsrdc
