La page de la Coupe d’Afrique des Nations vient de se tourner, mais le livre de l’histoire des Léopards de la RDC est loin d’être refermé. Après l’amertume d’une élimination prématurée au Maroc, le regard se porte déjà, avec une intensité redoublée, vers l’horizon 2026 et le graal mondial. Et dans ce chapitre à venir, un jeune protagoniste, Ngal’ayel Mukau, affiche une conviction qui pourrait bien galvaniser toute une nation. Le milieu de terrain du LOSC Lille, fraîchement revenu de sa première expérience continentale, jette un pavé dans la mare du doute : la qualification pour la Coupe du monde n’est pas un rêve, c’est une destinée à laquelle il croit dur comme fer.
« Nous allons nous qualifier pour la Coupe du monde, nous allons le faire. » La déclaration, livrée sans fioriture à la presse lilloise, résonne comme un mantra. À 21 ans à peine, Mukau ne cultive pas l’art de la langue de bois. Sa confiance, assumée et communicative, tranche avec les habituels propos mesurés du milieu sportif. Mais derrière cette assurance se cache un joueur qui a gagné ses galons. Titulaire durant la CAN, il a pris ses marques dans le feu de l’action, prouvant à Sébastien Desabre et aux supporters congolais qu’il était un élément fiable, un maillon essentiel dans l’entrejeu des Léopards.
Son analyse de la CAN est d’ailleurs révélatrice de cette maturité précoce. Loin de se lamenter sur le résultat collectif, il puise dans l’expérience vécue les fondements de l’avenir. « Je suis content d’avoir pu vivre ma première CAN avec la sélection. J’ai eu du temps de jeu et cela m’a permis de montrer aux Congolais ce que je sais faire », confie-t-il. Cette exposition, ce baptême du feu continental, est inestimable. Chaque minute passée sur les pelouses marocaines a forgé un peu plus le mental et l’intégration de ce jeune talent dans le collectif national. La CAN, malgré son issue décevante, a été un tremplin, une étape nécessaire dans la construction d’une équipe capable de viser plus haut.
Et justement, l’objectif ultime est maintenant cristallin : franchir le dernier obstacle, le barrage intercontinental prévu en mars. Cet ultime duel, ce match à élimination directe qui offre un sésame pour la Coupe du monde 2026, représente l’apothéose de plusieurs années de reconstruction des Léopards. Mukau, par sa vision du jeu, son engagement physique et sa capacité à relancer, est appelé à jouer un rôle pivot. Sa sérénité et sa technique, acquises au plus haut niveau en Ligue 1, pourraient faire la différence dans un match où le contrôle du milieu sera capital. La RDC dispose-t-elle enfin de l’armada complète pour réaliser l’exploit ?
La route vers la qualification pour le Mondial est semée d’embûches, mais la génération actuelle, emmenée par des talents comme Mukau, semble portée par une foi nouvelle. L’entraîneur Sébastien Desabre peut compter sur un noyau de joueurs expérimentés en Europe et sur cette jeunesse audacieuse qui n’a pas froid aux yeux. Les barrages football en RDC ne sont plus synonymes de crainte, mais d’opportunité historique. L’enjeu dépasse le simple sport ; il s’agit de redonner à toute une nation une fierté, un projet fédérateur.
Alors, la prophétie de Ngal’ayel Mukau peut-elle se réaliser ? Les mots du jeune Lillois ne sont pas des paroles en l’air. Ils s’appuient sur un travail collectif en cours, sur une alchimie qui se construit match après match. La qualification pour la Coupe du monde 2026 est à portée de main, à une victoire près. Les Léopards, blessés mais plus déterminés que jamais, se préparent pour l’assaut final. Le mois de mars s’annonce comme le moment de vérité, celui où tout un pays retiendra son souffle, les yeux rivés sur ses héros en maillot rouge et jaune. La conquête du Mondial est lancée, et elle passe par la conviction inébranlable de ses soldats, à l’image de Ngal’ayel Mukau.
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: footrdc.com
