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Nord-Kivu: huit villages tombent aux mains des rebelles après des combats sanglants à Masisi

Des combats d’une intensité rare ont secoué ce dimanche 7 septembre plusieurs localités du secteur d’Osso Banyungu, dans le territoire de Masisi. Les affrontements opposant les rebelles de l’AFC/M23 aux combattants wazalendo ont duré toute la journée, plongeant la région dans un climat de violence extrême.

Selon des sources sécuritaires concordantes, huit villages sont tombés sous le contrôle des insurgés à l’issue des hostilités. Mafuo, Biholo, Shoa, Bwambaliro, Busoro, Kinyeere, Burora et Ngesha ont successivement été investis par les forces rebelles après des heures de tirs nourris et d’échanges d’artillerie.

Les wazalendo, confrontés à la supériorité tactique des assaillants, ont dû opérer un repli stratégique vers les zones de Kazinga et Mahanga. Cette retraite organisée marque la limite territoriale entre Masisi et Walikale, où les milices d’autodéfense tentent désormais de se réorganiser.

La situation sécuritaire reste extrêmement tendue dans l’ensemble de la zone affectée par ces combats. Les populations civiles, prises au piège de ce conflit armé au Nord-Kivu, fuient en masse pour échapper aux violences. Le secteur d’Osso Banyungu connaît désormais un important mouvement de déplacés cherchant refuge dans les localités avoisinantes.

Les sources locales confirment que la région de Shoa et ses environs constituent depuis plusieurs semaines un épicentre des affrontements entre belligérants. Cette recrudescence des combats à Masisi alimente une psychose collective parmi les habitants, nombreux à avoir abandonné leurs biens pour sauver leurs vies.

Les wazalendo préparent-ils une contre-offensive pour reprendre le contrôle des villages perdus ? Les témoignages recueillis auprès des acteurs locaux indiquent que les milices d’autodéfense réorganisent leurs positions en vue de futures opérations. La détermination des combattants reste entière malgré ce revers temporaire.

Cette nouvelle escalade violence dans le Nord-Kivu intervient dans un contexte sécuritaire déjà particulièrement dégradé. Le territoire de Masisi, théâtre récurrent d’affrontements entre groupes armés, voit une fois de plus sa stabilité compromise par ces combats sanglants.

Les conséquences humanitaires de ces événements s’annoncent particulièrement lourdes pour les populations civiles. L’accès aux soins, à l’eau et à la nourriture devient de plus en plus problématique dans les zones touchées par les combats. La communauté humanitaire redoute une détérioration rapide des conditions de vie des déplacés.

La situation sécuritaire dans le secteur d’Osso Banyungu demeure imprévisible. Les autorités locales et les organisations internationales suivent avec une attention particulière l’évolution de ce conflit armé qui continue de ravager le Nord-Kivu.

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: Actualite.cd

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