Une embuscade sanglante a une nouvelle fois ensanglanté la route nationale 27 en Ituri. Ce samedi 31 août 2025, des miliciens de la CODECO ont pris en otage seize civils au village de Pitso, territoire de Djugu. Le véhicule visé effectuait la liaison entre le marché de Bule et Bunia, chef-lieu de la province.
Vers seize heures, le convoi transportant passagers et denrées alimentaires est tombé dans un guet-apens minutieusement préparé. Selon des témoins locaux, les assaillants ont ouvert le feu en l’air avant de procéder au pillage systématique des marchandises. Sacs de maïs, haricots et pommes de terre ont été saisis sans ménagement.
Les voyageurs ont subi des actes de torture et des menaces de mort explicites. Contraints de descendre du véhicule, ils ont été emmenés vers une destination inconnue par leurs ravisseurs. Une intervention rapide du chef du groupement de Pitso a permis la libération de trois enfants âgés de 4 à 12 ans.
Justin Gudza, chef du secteur de Djatsi, confirme que des négociations sont en cours pour obtenir la libération des autres otages. Cette attaque marque la fin d’une brève accalmie sécuritaire dans la région. La RN 27, axe vital pour l’économie locale, replonge dans l’insécurité.
La CODECO continue ainsi sa stratégie de terreur visant délibérément les civils. Cette milice, active dans le territoire de Djugu, paralyse les échanges commerciaux et affecte gravement la vie des populations. Comment les autorités comptent-elles mettre fin à cette spirale de violence ?
Les autorités militaires provinciales promettent des actions décisives contre les groupes armés. Cependant, les résultats tardent à se concrétiser sur le terrain. La précarité sécuritaire persiste et impacte dramatiquement les activités socio-économiques de toute la région.
Cette nouvelle attaque soulève des questions cruciales sur l’efficacité des mesures de protection des civils en Ituri. La recrudescence des violences miliciennes remet en cause les dispositifs de sécurisation des axes routiers. Jusqu’à quand les populations devront-elles vivre sous la menace permanente des embuscades ?
La communauté internationale suit avec inquiétude l’évolution de la situation sécuritaire dans cette province congolaise. Les besoins humanitaires augmentent proportionnellement à l’insécurité. Une réponse coordonnée et robuste s’impose pour protéger les civils et rétablir la libre circulation sur la RN 27.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net