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RDC : 5 000 morts et 700 000 déplacés en deux ans à cause des violences Mobondo

La Commission diocésaine Justice et Paix de Kinshasa a révélé des chiffres alarmants concernant le phénomène Mobondo en RDC. Plus de 5 000 morts ont été enregistrées en deux ans dans le Grand Bandundu, une partie du Kongo Central et de Kinshasa. Ces données accablantes ont été présentées ce samedi 30 août lors d’un échange médiatique au Centre Lindonge.

Le projet « LISANGA » a permis de documenter l’ampleur de cette crise sécuritaire qui frappe durement les populations civiles. Au-delà des pertes humaines tragiques, plus de 700 000 personnes ont été contraintes de quitter leurs foyers, dont une centaine d’orphelins laissés dans une situation particulièrement vulnérable.

Comment une telle catastrophe humanitaire a-t-elle pu se développer dans l’indifférence relative ? La violence à Kwamouth et ses conséquences dévastatrices interrogent la capacité de réponse des autorités. La crise alimentaire qui sévit dans le Grand Bandundu et les Plateaux de Bateke n’est que la partie visible de l’iceberg.

Les paysans ont manqué trois saisons culturales successives, plongeant des communautés entières dans une précarité extrême. Cette insécurité alimentaire chronique représente une menace supplémentaire pour des populations déjà éprouvées par les violences.

La Commission Justice et Paix Kinshasa appelle à une réponse gouvernementale urgente et coordonnée. Sœur Perpétue Makiesse a insisté sur la nécessité de « dialoguer avec les vrais acteurs » pour trouver des solutions durables. Le renforcement de l’autorité de l’État par une présence policière mieux équipée fait partie des recommandations prioritaires.

Le ministère de la Défense nationale est également interpellé sur la nécessité d’augmenter les effectifs des FARDC. Une présence militaire renforcée pourrait permettre de contenir l’expansion du phénomène, désormais actif dans cinq provinces : Maï-Ndombe, Kwango, Kwilu, Kongo-Central et Kinshasa.

La crise sécurité Grand Bandundu requiert des stratégies globales pour lutter contre le chômage et l’oisiveté des jeunes. Ces facteurs sociaux constituent un terreau fertile pour la propagation de la violence et du recrutement des milices.

Les déplacés Kongo Central et des autres régions touchées attendent une réponse à la hauteur de leurs souffrances. La recherche de solutions durables passe par une implication réelle des communautés locales et une approche multidimensionnelle de la sécurité.

La situation actuelle exige plus que des mesures temporaires. Elle nécessite une refonte complète des mécanismes de prévention et de réponse aux crises sécuritaires. L’urgence humanitaire ne peut plus attendre des solutions partielles ou improvisées.

Quelles actions concrètes seront mises en œuvre pour enrayer cette spirale infernale ? La balle est désormais dans le camp des autorités congolaises, qui doivent faire preuve de détermination et d’efficacité face à cette tragédie humaine.

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net

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