La Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) a déclenché une offensive diplomatique majeure contre la Confédération Africaine de Football. Le motif ? L’exclusion jugée injustifiée des clubs de la République Démocratique du Congo des compétitions interclubs africaines 2025-2026. Une décision qui fait l’effet d’une bombe dans le paysage footballistique congolais et qui soulève des questions fondamentales sur l’équité des procédures.
Dans une correspondance officielle adressée à la CAF, la FECOFA dénonce avec véhémence ce qu’elle qualifie de « préjudice sportif et administratif injustifié ». Comment en est-on arrivé à une telle situation ? Pourquoi les clubs congolais se retrouvent-ils exclus des joutes continentales alors que le Tribunal Arbitral du Sport n’a pas encore rendu de décision définitive dans le litige opposant certains clubs ?
La fédération congolaise insiste sur l’urgence de la situation : la date limite d’enregistrement des joueurs approche à grands pas, fixée au 31 août 2025. Sans réintégration immédiate, c’est toute une saison continentale qui s’envole pour les représentants du football congolais. Une perspective insupportable pour une nation qui compte parmi les berceaux du football africain.
Le cœur du débat réside dans le respect des principes fondamentaux d’équité et d’égalité des chances. La FECOFA rappelle avec force que « le blocage actuel constitue un préjudice sportif et administratif injustifié pour nos clubs ». La requête est claire : levée immédiate des sanctions et application stricte des textes régissant les compétitions interclubs africaines.
Mais au-delà des aspects procéduraux, c’est l’image même du football africain qui est en jeu. La FECOFA en appelle à la sagesse des instances dirigeantes : « La CAF, garante de la régularité de ses compétitions et du respect de ses textes, saura donner une suite favorable et diligente à notre démarche ». Un appel au dialogue constructif pour préserver la crédibilité du football continental.
Cette exclusion des clubs RDC des compétitions CAF représente un coup dur pour le développement du football congolais. Privés de la vitrine continentale, les clubs voient leurs ambitions sportives et économiques compromises. Les conséquences pourraient être lourdes : difficultés financières, départ des talents, perte d’attractivité…
La balle est désormais dans le camp de la Confédération Africaine de Football. Sa réponse à la protestation de la FECOFA sera scrutée avec attention par l’ensemble de la communauté footballistique africaine. L’enjeu dépasse le simple cadre administratif : il touche à l’âme même du football africain et à sa capacité à garantir équité et justice pour toutes ses nations membres.
Le football congolais retient son souffle. La décision de la CAF pourrait marquer un tournant décisif pour l’avenir des compétitions interclubs africaines et poser les bases d’un traitement plus équitable pour toutes les fédérations membres. Affaire à suivre…
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: Eventsrdc