Le commandant des opérations Sokola 1 des FARDC, le général Joseph Mugisa Muleke, a organisé une concertation cruciale avec les représentants de la société civile et des associations féminines du Nord-Kivu. Cette rencontre stratégique, tenue jeudi 28 août à Beni, visait à faire face à la recrudescence des attaques des ADF et à la menace persistante du M23 dans le sud du territoire de Lubero.
Les échanges ont permis aux acteurs locaux d’exprimer leurs préoccupations sécuritaires les plus pressantes. Richard Kirimba, vice-président de la société civile de Beni, a souligné l’importance de cette ouverture du commandant militaire. « Le général s’est montré réceptif à nos inquiétudes et a réaffirmé que sa mission première reste la recherche de la paix dans notre région », a-t-il déclaré.
La société civile a plaidé pour une synergie opérationnelle renforcée entre les différentes forces présentes sur le terrain. Une collaboration plus étroite entre les FARDC, la police nationale, la MONUSCO et l’armée ougandaise (UPDF) apparaît essentielle pour contenir l’activité des groupes armés et restaurer l’autorité de l’État dans les zones affectées.
Le général Mugisa a mis en lumière la complexité particulière de ce conflit, notamment la présence confirmée de rebelles infiltrés au sein de la population civile. Plusieurs arrestations récentes, accompagnées d’aveux significatifs, ont corroboré cette réalité sécuritaire préoccupante. Le commandant a ainsi exhorté les communautés locales à jouer un rôle actif dans le processus de pacification.
Cette rencontre a abouti à des engagements mutuels concrets. Les parties se sont accordées sur la nécessité d’une participation citoyenne accrue, d’une transparence améliorée dans les opérations militaires et du maintien d’un dialogue permanent entre les forces de défense et les populations locales. Ces mesures visent à créer un environnement de confiance propice à la stabilisation de la région.
La situation sécuritaire dans le Nord-Kivu reste volatile, avec des défis multiples qui exigent des réponses coordonnées et adaptées. Les attaques des ADF continuent de semer la terreur dans plusieurs localités, tandis que la menace du M23 persiste dans le sud du territoire de Lubero. Comment les forces de sécurité parviendront-elles à contrer ces menaces simultanées ? La réponse dépendra en grande partie de l’efficacité de la collaboration entre tous les acteurs concernés.
Les engagements pris lors de cette réunion représentent une étape importante vers une approche plus intégrée de la sécurité dans la région. La mise en œuvre effective de ces promesses sera scrutée avec attention par les populations locales, longtemps éprouvées par l’insécurité chronique. La réussite des opérations des FARDC à Beni et dans le Lubero conditionnera en grande partie le retour à une paix durable dans cette partie tourmentée de la République Démocratique du Congo.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net